Quand faut-il évoquer le diagnostic de spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire auto-immune caractérisée par des douleurs du dos qui prédominent le matin, voire qui peuvent réveiller la personne atteinte. Cette douleur inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin peut s’associer à une raideur prolongée le matin, à des tendinites multiples, à des arthrites et à des atteintes de l’œil, de l’intestin et de la peau.Par le Dr Jean-Paul Marre, rhumatologue, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

La douleur dans la spondylarthrite

Souvent, au début de la maladie, il est difficile de faire le diagnostic, d’autant qu’en France, les lésions radiologiques sont souvent absentes lors de la première consultation.
La spondylarthrite ankylosante peut se manifester par des douleurs dorsales ou lombaires qui peuvent paraître banales. Ces douleurs évoluent par poussées de quelques jours à quelques semaines et finissent par se calmer, d’autant plus facilement qu’un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien aura été prescrit. Dans ce contexte, le diagnostic peut être posé jusqu’à huit ans après le début de la maladie, ce qui retarde d’autant une prise en charge adaptée.
En cas de douleur lombaire ou dorsale, certains signes évocateurs doivent inciter à consulter :
• Les douleurs sont maximales le matin ou la deuxième partie de la nuit et peuvent réveiller vers deux ou trois heures du matin (« douleur réveil matin »).
• Les douleurs ne sont pas spécialement calmées par le repos et s’améliorent au cours de la journée.
• Les douleurs s’accompagnent d’une raideur des articulations ou de la colonne vertébrale de plus d’une demi-heure le matin au réveil.
• Il existe des douleurs dans une fesse, parfois dans les deux et parfois les 2 en alternance (douleurs « à bascule »).
• Les douleurs touchent l’un des talons (ou les deux) et font mal le matin au réveil lorsque l’on pose le pied par terre, la situation s’améliorant peu à peu dans la journée et à la marche.
• La douleur de toutes les articulations d’un doigt ou d’un orteil (« tri-arthrite ») s’accompagne d’un gonflement de la totalité du doigt ou de l’orteil, comme une saucisse.
• Les crises douloureuses durent pendant au moins trois mois et ont tendance à durer de plus en plus longtemps.

Consultez le dossier complet sur le site Allodocteur


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COSENTYX (sécukinumab) : premier anticorps anti-IL17A dans la spondylarthrite ankylosante

COSENTYX 150 mg/mL solution injectable SC est un nouvel immunosuppresseur indiqué dans la prise en charge du psoriasis ecn plaques, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante (SPA)

Son principe actif, le sécukinumab, est le premier représentant d’une nouvelle classe thérapeutique, celle des anticorps monoclonaux ciblant spécifiquement l’interleukine 17A, une cytokine pro-inflammatoire naturelle surexprimée dans certaines maladies auto-immunes et inflammatoires.

COSENTYX est disponible en seringue préremplie ou en stylo prérempli à usage unique SensoReady, dosés à 150 mg/mL de principe actif. 

Le patient peut s’autoadministrer COSENTYX avec le stylo, sous réserve de l’accord du médecinet d’une formation préalable.

Selon l’indication, la dose recommandée est soit de 150 mg, soit de 300 mg. Le schéma posologique comporte une phase d’initiation, avec une dose de COSENTYX hebdomadaire (semaines 0, 1, 2, 3), suivie d’une phase d’entretien avec une dose mensuelle (à partir de la 4esemaine). 


COSENTYX dans la spondylarthrite ankylosante active : Service MEdical Rendu (SMR) important, pas d’ASMR par rapport aux anti-TNF
Pour répondre aux phénomènes d’échappement, de réponse insuffisante, de contre-indications et d’intolérance aux anti-TNF (adalimumabétanerceptinfliximabgolimumabcertolizumab pegol), il n’existe pas actuellement d’alternative médicamenteuse dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.
Le mécanisme d’action de COSENTYX étant différent de celui-des anti-TNF, cet inhibiteur de l’IL17-A peut représenter une alternative thérapeutique sous réserve d’efficacité et de tolérance satisfaisantes.

Deux études cliniques de phase III randomisées en double aveugle versus placebo ont évalué l’efficacité et la tolérance du sécukinumab dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active.

Leurs résultats ont démontré la supériorité de COSENTYX par rapport au placebo mais doivent être interprétés avec prudence selon la Commission de la transparence (CfAvis du 22 juin 2016), « compte tenu du nombre limité de patients prétraités par anti-TNF qui ont reçu le schéma recommandé du sécukinumab au cours de l’étude (28 patients) et en raison de l’absence d’ajustement pour le contrôle du risque alpha pour ces analyses en sous-groupes. Leur niveau de preuve n’est donc pas optimal. »

COSENTYX n’ayant pas été étudié versus comparateur actif dans la spondylarthrite ankylosante active, notamment par rapport aux anti-TNFsa place ne peut être précisée par rapport à ces médicaments qui doivent être privilégiés en 1re intention, compte tenu du recul avec cette classe thérapeutique (AMM depuis 13 ans pour l’infliximab dans cette indication).

En l’absence d’alternative médicamenteuse pour les patients en échec aux anti-TNF, COSENTYX représente une nouvelle option thérapeutique pour laquelle des données complémentaires sont encore nécessaires pour connaître l’efficacité et la tolérance à long terme.

La Commission attribué un SMR important à COSENTYX dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active chez l’adulte en cas de réponse inadéquate au traitement conventionnel.
COSENTYX n’apporte en revanche pas d’amélioration du SMR dans cette indication par rapport aux anti-TNF.

Source :

https://www.vidal.fr/actualites/19718/cosentyx_secukinumab_premier_anticorps_anti_il17a_dans_le_psoriasis_et_la_spondylarthrite_ankylosante/

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Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens : l’Agence Nationale du Médicament alerte sur un risque de complications infectieuses graves

Une enquête demandée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme que les AINS peuvent avoir un rôle aggravant en cas d’infection.

Dans un communiqué, l’agence du médicament alerte sur un risque de « complications infectieuses graves […] à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès » [1].

Pour rappel, les RCP des AINS possédant une indication dans la fièvre et/ou la douleur non rhumatologique chez adulte et chez enfant ont été modifiées en 2016 afin d’y intégrer le risque de complications bactériennes sévères en particulier cutanées, des tissus mous ou pulmonaires.

La nouvelle enquête a été demandée suite au signalement de deux cas d’empyème cérébral chez des adolescents de 13 et 15 ans ayant pris de l’ibuprofène pour une otite moyenne aigue et une sinusite en février 2018.

Elle a pour but « de construire un signal qui sera évalué dans le cadre européen, avant d’envisager les mesures nationales possibles, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés », indiquent les rapporteurs.

L’enquête, qui a porté sur les deux AINS les plus utilisés, l’ibuprofène et le kétoprofène, a été confiée en juin 2018 aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille suite à des signalements de complications infectieuses graves avec les AINS utilisés dans la fièvre ou la douleur.

L’objectif était de déterminer si ces complications infectieuses graves étaient favorisées par la prise de l’AINS ou si elles traduisaient l’évolution de la pathologie infectieuse initiale.

Lire le dossier complet sur le site Medscape

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Le dos en forme ! Etirements 3 & 4 : les adducteurs et quadriceps

Voici une nouvelle série d’étirements que je vous recommande de pratiquer régulièrement. Bonne séance !

Exercice N°3 : Etirement des adducteurs

Départ : assis en tailleur, talon contre talon, coudes en appui sur les genoux. Les mains saisissent les chevilles qui sont ramenées près du pubis. Inspirer
Mouvement : les coudes en appui sur les genoux, se pencher en avant. Le mouvement se fait pendant toute l’expiration et se maintient jusqu’au gain maximum d’étirement des adducteurs (les genoux s’abaissent vers le sol).
Arrivée : relâcher lentement la tension

Exercice N°4 : Etirement des quadriceps

Départ : debout, une main en appui stable sur une table. L’autre main saisie la cheville droite ramenée sous la fesse droite. Inspirer
Mouvement : tendre la hanche droite en extension, sans cambrer la région lombaire. Tirer le genou, qui se trouve à la verticale, vers le bas et légèrement en arrière. Maintenir l’ensemble du dos bien droit. Expirer.
Arrivée : relâcher lentement le tension.

Retrouvez les exercices 1 et 2 (publié précédemment) :

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Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Le sport et la kinésithérapie ont bien des effets positifs sur les symptômes de la spondylarthrite. De récentes études ont révélé qu’une gymnastique appropriée pourrait même avoir une influence certaine sur le processus inflammatoire.

Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Plusieurs études sont venues prouver l’importance d’entretenir la condition physique des spondylarthritiques. Il y a par exemple un rapport direct entre la performance physique et la qualité de vie du patient. Négliger une activité régulière en raison des douleurs, du manque de temps ou de la fatigue accentue les symptômes liés à la maladie et affaiblit l’endurance physique.

Le processus inflammatoire de la spondylarthrite

De récentes études révèlent que l’activité physique n’a pas seulement le potentiel d’influer sur les symptôme liés à la spondylarthrite, mais aussi sur le processus inflammatoire.

Selon certaines études, des processus auto-immunes peuvent se diriger contre la  molécule d’aggrécan de l’individu. Celle-ci est responsable de l’élasticité des cartilages. De plus, l’inhibition de la cytokine TNF-alpha (qui favorise le processus inflammatoire) soulage efficacement les douleurs. De nombreux symptômes de la spondylarthrite semblent donc liés fondamentalement à un état inflammatoire local ou général du patient.

Le mouvement, une thérapie anti-inflammatoire

Le sport et la kinésithérapie entretiennent la musculature et l’endurance, favorisent la mobilité, réduisent les douleurs et la fatigue et agissent positivement sur l’anxiété et les humeurs dépressives. Durant ces dernières années, on a prouvé d’autres effets stimulants du sport. Ainsi, pour des patients souffrant de diverses maladies inflammatoires, qui ont suivi un programme d’endurance modéré, on a relevé une diminution de l’inflammation. Ceci, par l’effet concomitant de l’augmentation de la concentration de facteurs anti-inflammatoires comme l’interleukine-10 et l’inhibiteur d’interleukine-1 et de la diminution de la concentration de facteurs pro-inflammatoires tels le TNF-alpha et la C Reactive Protein (CRP).

Consultez le dossier complet sur le site suivant :
https://www.bechterew.ch

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ACRONYME: ORGANISME DE RECHERCHE ET DE RECHERCHE D’AQUITAINE POUR LES MALADIES INFLAMMATOIRES ET IMMUNOLOGIQUES

Le projet ACRONIM FHU est coordonné par le Pr Schaverbecke a pour principal objectif d’améliorer les soins futurs en cas de maladie inflammatoire, en accordant une attention particulière aux stades précoces de la maladie.
L’investigation de la pathogenèse à travers toutes les maladies inflammatoires permettra la coordination de plusieurs projets indépendamment du phénotype de la maladie. La constitution d’une base de données et la collecte d’échantillons de patients atteints de maladies inflammatoires précoces nous permettront de construire une base unique pour l’identification de biomarqueurs prédictifs du risque de développer un trouble spécifique, qui sera éventuellement partagée entre différentes maladies.

« Grâce à ACRONIM, nous avons décidé de supprimer les barrières entre spécialistes afin de recentrer les soins et la recherche sur les maladies inflammatoires autour d’un duo dominant représenté par le patient et le médecin généraliste. Cet aspect original du projet justifie plusieurs actions:

une collaboration étroite avec le département de médecine générale de l’université de Bordeaux
l’investissement de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) dans l’organisation des soins
une évaluation économique par l’assurance maladie le transfert à une entreprise régionale active dans les dispositifs médicaux ou la santé en ligne
De la même manière, nous souhaitons supprimer les barrières entre chercheurs et entre médecins et chercheurs.

Nous partageons tous le même désir de travailler ensemble pour résoudre les problèmes de santé humaine liés aux maladies inflammatoires. » souligne le Pr schaverbecke.

Pour plus d’information consultez le site :

http://acronim-fhu.u-bordeaux.fr/fr

Ou contactez :

PR THIERRY SCHAEVERBEKE, PU-PH

Pr Thierry Schaeverbeke, PU-PH

Service de Rhumatologie

Hôpital Pellegrin. CHU de Bordeaux.

thierry.schaeverbeke@chu-bordeaux.fr

Tel : +33 6 80 27 19 75

Fax : +33 5 56 79 60 84 

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Spondyloarthrites : la génétique, fortement prédisposante

Maladies inflammatoires chroniques des articulations, les spondyloarthrites correspondent à un groupe de pathologies responsables de douleurs invalidantes de la colonne vertébrale, très souvent associées à d’autres symptômes. Pour éviter leurs conséquences sur la vie quotidienne, elles doivent être traitées précocement. Toute la difficulté est de poser le diagnostic, face à une grande hétérogénéité de symptômes.

La maladie se déclare souvent chez les jeunes adultes, entre 16 et 30 ans. Elle toucherait 150 000 à 200 000 personnes en France, dont près de la moitié souffre de formes sévères.

L’épidémiologie de ces maladies montre une forte agrégation familiale des cas : ce constat a permis de mettre en évidence un terrain génétique prédisposant. Ainsi, le rôle de l’antigène HLA-B27 a été décrit dès les années 1970. Cette molécule est retrouvée chez 60 à 90% des personnes atteintes de spondyloarthrite. Toutefois, peu spécifique de la maladie, elle est aussi retrouvée chez 7% des sujets bien portants de la population générale.

Si près de la moitié de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites semble imputable à l’antigène HLA-B27, il existe d’autres facteurs transmissibles expliquant l’héritabilité de la maladie. La plupart restent à identifier, mais une trentaine de localisations génétiques (locus) a déjà été identifiée grâce aux techniques de génotypage haut débit (Genome Wide Association Studies ou GWAS), comme IL23R ou ERAP1. Leur poids reste néanmoins faible : cumulés, tous ces gènes rendraient compte de moins de 10% de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites.

Des facteurs environnementaux pourraient aussi être en cause : le tabac et la modification durable du microbiote (flore intestinale) sont les deux principales hypothèses avancées.

In fine, les spondyloarthrites seraient déclenchées dans la plupart des cas par la présence du HLA-B27 et de cofacteurs qui restent à identifier. Le développement des technologies -omiques (protéomique, lipidomique, protéomique, transcriptomique…) pourrait aider les scientifiques à identifier de nouvelles signatures plus franches de la maladie.

Une cohorte nommée DESIR 

Pour en savoir plus sur les spondyloarthrites et leur évolution, une étude de cohorte, intitulée DESIR (pour DEvenir des Spondylarthrites Indifférenciées Récentes), a été  lancée en France en 2007. L’Inserm est partenaire de cette cohorte.
DESIR vise à suivre de façon semestrielle des patients pour lesquels il existe une forte suspicion de formes débutantes de la maladie. Grâce à un suivi à long terme, cette cohorte permettra de mieux décrire l’histoire naturelle des rachialgies inflammatoires et d’identifier des facteurs prédictifs (génétiques, environnementaux, ethniques…) du développement et de la progression de la maladie. Elle apporte aussi des informations quant à l’optimisation des traitements et du suivi de la maladie par imagerie. 
Avec plus de 700 patients issus de 25 centres hospitaliers, c’est la plus importante cohorte s’intéressant aux spondyloarthrites jusqu’ici constituée, au niveau international.

Consultez le dossier complet de l’Inserm sur le site :

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/spondyloarthrites

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Le dos en forme : exercice de musculation N1 et N°2

Exercice 1 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet. Inspirez

Mouvement : Tendre les jambes à la verticale, genoux fléchis, pieds en flexion, garderies épaules à plat sur le sol, double menton avec la région lombaire bien verrouillée au sol.
Maintenir cette position pendant 10 secondes. Réaliser le mouvement respiration libre.

Arrivée : retour à la position de départ.

Exercice 2 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet, mains croisées derrière la nuque. Inspirez

Mouvement : Relever la tête et le tronc en soufflant, la région lombaire bien verrouillée plat au sol. Maintenir la position durant toute l’expiration.

Arrivée : retour à la position de départ.

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Comment notre flore intestinale contrôle notre alimentation

1CE871F5-7044-4D78-8E7B-07A8A905D276En « mangeant » la même chose que nous, nos bactéries intestinales produiraient des protéines qui informent notre cerveau sur notre faim. Ce mécanisme vient d’être prouvé chez les rongeurs.

Les bactéries de nos intestins modifieraient directement l’activité neuronale du centre de contrôle cérébralde du comportement alimentaire.

Avoir faim, être rassasié, est-ce uniquement une question de communication entre notre cerveau et nos intestins ? Non. L’équipe de Sergueï Fetissov, de l’unité Inserm Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau, à l’Université de Rouen, confirme aujourd’hui que notre flore intestinale, les quelques 1,5 kilogrammes de bactéries qui peuplent nos intestins, joue aussi un rôle essentiel.

La faim, la sensation d’être rassasié et la satiété sont des processus physiologiques finement régulés par le cerveau, qui échange, avec les intestins, l’estomac, le pancréas, etc., nombre de signaux nerveux (via le nerf vague en particulier) et hormonaux. Les neurones présents dans la paroi des intestins, ainsi que de nombreuses hormones, indiquent au centre cérébral de la faim, l’hypothalamus, si nos réserves de sucres et de graisses sont suffisantes ou non. Le sucre, la leptine (une hormone produite par le tissu adipeux quand les stocks de graisses augmentent), et l’insuline (libérée par le pancréas quand la concentration sanguine en sucre augmente), entres autres, diminuent l’envie de manger, et donc la prise alimentaire, en activant les neurones anorexigènes et en inhibant les neurones orexigènes de l’hypothalamus. À l’inverse, la ghréline, une hormone sécrétée par l’estomac lorsqu’il est vide, stimule la prise alimentaire.

En théorie, nous savons donc quand manger et quand nous arrêter. Et nous devrions tous avoir un poids « normal », nos apports énergétiques compensant exactement nos dépenses… En théorie seulement, car l’axe cerveau-intestins est déréglé par de multiples facteurs liés à nos modes de vie, qui perturbent cet équilibre énergétique et engendrent obésité, anorexies et autres troubles de l’alimentation.

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre tous les mécanismes de notre comportement alimentaire pour combattre ces dysfonctionnements. Dernière piste de recherche : la flore intestinale. Les preuves de son rôle dans les échanges cerveau-intestins s’accumulent. Par exemple, des souris dépourvues de flore et mangeant en quantité restent très maigres, et la flore des personnes obèses et diabétiques diffère de celle des individus de poids normal et en bonne santé. Mais comment les bactéries agissent-elles ?

Des protéines bactériennes coupe-faim

L’équipe de Fetissov a travaillé sur la folre intestinale de rats. Elle a cultivé les bactéries Escherichia coli de leur flore (une bactérie banale dans la flore humaine)…

Lire l’article complet ici :

https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/comment-notre-flore-intestinale-controle-notre-alimentation-12209.php

 Crédit image : © shutterstock.com / Juan Gaertner

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Effet de la cryothérapie corps entier sur les cytokines pré-inflammatoires, le stress oxydatif et l’activité de la maladie dans la spondylarthrite

LA cryothérapie promet de soulager la douleur par le grand froidUne étude clinique polonaise montrant l’intérêt de la cryothérapie corps entier dans la spondylarthrite ankylosante tant sur les scores d’activité de la maladie, que sur les paramètres biologiques de l’inflammation et du stress oxydatif. 

 

Les patients atteints de spondylarthrite ankylosante ont une production accrue de cytokines proinflammatoires, une augmentation des paramètres oxydatifs, et une diminution de la capacité antioxydante.

Le stress oxydatif est la théorie selon laquelle des molécules très réactives, liées à l’oxygène, en abîmant à chaque instant nos molécules les plus vitales finissent par nous rendre malades. Elles peuvent aussi s’attaquer, lorsqu’elles sont en excès, à tous les constituants du vivant et favoriser les maladies chroniques

Le but de cette étude était de déterminer l’effet de la cryothérapie corps entier a` -110 ° C et -60°C, sur l’activité de la maladie, les cytokines pro-inflammatoires sélectionnées et le stress oxydatif chez les patients atteints de SPA.

La SPA fait partie des rhumatismes inflammatoires, le fait d’exposer le corps pendant 3 à 4 minutes à une très basse température permet d’obtenir une baisse de la température cutanée très rapide ( la peau passe de 33 à 10 ° ) ce qui déclenche un mécanisme réflexe de l’organisme qui lutte par anticipation sur les dégradations tissulaires qui pourraient survenir si le corps restait exposé plus longtemps. le corps va produire des molécules anti-inflammatoires ( interleukines et cortisol) des molécules antalgiques ( endorphines). un ralentissement de la conduction nerveuse sur les voies de la douleur procure aussi un effet antalgique . il faut en général faire une dizaine de séance de façon regroupées pour obtenir un effet intéressant qui se prolonge dans le temps pendant plusieurs semaines, et revenir faire une séance de temps en temps en fonction des douleurs. malheureusement la sécurité sociale ne rembourse pas les séances, ou tout au plus une infime partie si un kinésithérapeute l’encadre au type de la physiothérapie, mais certains centres pratiquent des tarifs abordables pour des forfaits 10 séances à moins de 30 euros . Les retours sont souvent très bon dans la SPA.

MÉTHODES DE L’ETUDE :

Soixante-cinq patients atteints de SPA ont été recrutés et inclus selon l’une des trois procédures de l’étude :

1) Exposition a` -110°C,

2) Exposition a` -60°C

3) Pas d’exposition mais thérapie par l’exercice.

L’indice d’activité de Bath pour la spondylarthrite ankylosante (BASDAI), le score d’activité de la spondylarthrite ankylosante (ASDAS-CRP), la concentration de protéine C réactive (CRP) et les concentrations d’interleukine 8 et 17 (IL-8, IL-17) ont été mesurée au début de l’étude et à la fin de l’intervention.

La concentration en substances réactives de l’acide thiobarbiturique (TBARS), comme marqueur du stress oxydatif, et le statut antioxydant total, un potentiel d’organisme antioxydant, ont été mesurés.

RÉSULTATS :

Tous les groupes étudiés ont montré une activité significativement réduite de la maladie post-thérapeutique exprimé en fonction de la concentration de BASDAI, ASDAS-CRP et IL-8. Nous avons constaté que la concentration de TBARS après traitement était significativement augmentée dans le groupe WBC a` -110°C

Une comparaison des effets thérapeutiques entre les groupes de traitement a montré que le score de BASDAI était significativement plus faible apres le traitement dans le groupe WBC a` -110 °C par rapport au groupe qui n’avait pas fait de cryothérapie.

CONCLUSION :

La cryothérapie a` -110°C a eu un effet positif sur la diminution de l’activité clinique de la SPA, telle que mesurée par le score de BASDAI. 



Et vous, avez-vous déjà réalisés des séances de cryothérapie et quelle expérience en retenez vous ?
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