Biothérapie et grossesse, que faut-il savoir ?

La grossesse est possible. Le mieux est de la programmer! La biothérapie est le plus souvent arrêtée avant le début de la grossesse. Certains traitements de fond associés à la biothérapie, doivent être impérativement stoppés bien avant la conception.

La grossesse est tout à fait possible lorsque l’on a un Rhumatisme Inflammatoire Chronique. Mais , au mieux, la grossesse se « programme » !

  • Dans le cas d’un rhumatisme très actif, il est préférable de différer le projet de grossesse, et d’améliorer le traitement pour mieux contrôler la maladie. Dans cette situation, il faut maintenir la contraception.
  • Pendant la grossesse, de nombreux traitements sont contre-indiqués. Il est donc indispensable d’en discuter avec votre médecin, votre rhumatologue et votre gynécologue avant d’arrêter votre contraception.
  • Certains traitements de fond classiques associés à la biothérapie, comme par exemple le Méthotrexate, doivent être arrêtés plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant une grossesse. 
  • La contraception doit être poursuivie au cours de la période allant de l’arrêt des traitements de fond à la date à partir de laquelle la conception est autorisée, ce qui correspond au temps nécessaire pour que le traitement soit éliminé de l’organisme.  
  • La biothérapie est en général arrêtée pendant la grossesse.  La durée d’arrêt de biothérapie avant autorisation de la conception est variable. Il peut aller de 3 semaines à 6 mois en fonction de la biothérapie.    
  • Sous biothérapie, l’allaitement n’est pas recommandé. La reprise du traitement par biothérapie ne sera autorisée qu’après arrêt de l’allaitement.

   N’hésitez pas à en parler avec votre rhumatologue, votre médecin généraliste et  votre gynécologue.

Source : https://www.docvadis.fr

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Spondyloarthrites : les biothérapies ne suffisent pas pour prévenir l’ankylose

Dans les douleurs inflammatoires du dos au cours de la spondylarthrite ankylosante, un anti-inflammatoire non-stéroïdien permet de mieux prévenir les ossifications osseuses radiologiques quand on l’associe aux biothérapies (anti-TNF), pourtant beaucoup plus puissantes en théorie.

Selon les résultats d’une étude présentée au congrès européen de rhumatologie (communication OP0198), les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante qui prennent des anti-TNF et en même temps des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont une moindre progression des lésions radiologiques que ceux qui ne prennent qu’un anti-TNF, et cet effet est dose-dépendante.

En ce qui concerne les différents AINS, le célécoxib associé à l’utilisation d’anti-TNF serait responsable de la plus importante réduction de la progression radiologique. La différence est significative à deux et quatre ans.

Les AINS sont le traitement de première intention des malades souffrant de spondylarthrite ankylosante. Si les malades ont une mauvaise réponse ou des contre-indications ou une intolérance aux AINS, ils peuvent alors recevoir une biothérapie, et en particulier un TNF.

Un effet des AINS sur la prévention des lésions

La stratégie thérapeutique actuelle vise un soulagement des douleurs, mais il existait des preuves que les AINS ralentissent aussi la progression radiographique. Par contre, l’impact des inhibiteurs du TNF sur la progression radiographique n’est pas clair en dépit de leur très bonne efficacité sur l’inflammation et les douleurs. De plus, de nombreux malades arrêtent les AINS lorsqu’ils sont mis sous anti-TNF en raison d’un bon contrôle des symptômes par ces derniers.

« Nos résultats suggèrent que l’utilisation conjointe des anti-TNF et des AINS, en particulier le célécoxib, a un effet synergique contre la progression radiologique des lésions osseuses chez les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, et en particulier aux doses plus élevées », explique Lianne Gensler, premier auteur de l’étude. « C’est la première étude à comparer les effets entre les différents AINS dans ce cadre ».

Une application pratique

Malgré leur efficacité, les anti-TNF ne seraient pas suffisants pour prévenir les lésions radiologiques osseuses et l’ajout d’un AINS pourrait réduire encore la progression radiologique. Ceci semble logique au vu des bénéfices des AINS déjà observés dans cette maladie, à condition cependant de prendre les AINS le soir au coucher afin d’avoir le maximum de la dose d’AINS la nuit, période où l’inflammation est maximale. Cela permettrait de limiter les doses d’AINS au minimum afin d’éviter les effets secondaires de ces derniers.

Retrouvez l’article complet ici

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Quand faut-il évoquer le diagnostic de spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire auto-immune caractérisée par des douleurs du dos qui prédominent le matin, voire qui peuvent réveiller la personne atteinte. Cette douleur inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin peut s’associer à une raideur prolongée le matin, à des tendinites multiples, à des arthrites et à des atteintes de l’œil, de l’intestin et de la peau.Par le Dr Jean-Paul Marre, rhumatologue, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

La douleur dans la spondylarthrite

Souvent, au début de la maladie, il est difficile de faire le diagnostic, d’autant qu’en France, les lésions radiologiques sont souvent absentes lors de la première consultation.
La spondylarthrite ankylosante peut se manifester par des douleurs dorsales ou lombaires qui peuvent paraître banales. Ces douleurs évoluent par poussées de quelques jours à quelques semaines et finissent par se calmer, d’autant plus facilement qu’un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien aura été prescrit. Dans ce contexte, le diagnostic peut être posé jusqu’à huit ans après le début de la maladie, ce qui retarde d’autant une prise en charge adaptée.
En cas de douleur lombaire ou dorsale, certains signes évocateurs doivent inciter à consulter :
• Les douleurs sont maximales le matin ou la deuxième partie de la nuit et peuvent réveiller vers deux ou trois heures du matin (« douleur réveil matin »).
• Les douleurs ne sont pas spécialement calmées par le repos et s’améliorent au cours de la journée.
• Les douleurs s’accompagnent d’une raideur des articulations ou de la colonne vertébrale de plus d’une demi-heure le matin au réveil.
• Il existe des douleurs dans une fesse, parfois dans les deux et parfois les 2 en alternance (douleurs « à bascule »).
• Les douleurs touchent l’un des talons (ou les deux) et font mal le matin au réveil lorsque l’on pose le pied par terre, la situation s’améliorant peu à peu dans la journée et à la marche.
• La douleur de toutes les articulations d’un doigt ou d’un orteil (« tri-arthrite ») s’accompagne d’un gonflement de la totalité du doigt ou de l’orteil, comme une saucisse.
• Les crises douloureuses durent pendant au moins trois mois et ont tendance à durer de plus en plus longtemps.

Consultez le dossier complet sur le site Allodocteur


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COSENTYX (sécukinumab) : premier anticorps anti-IL17A dans la spondylarthrite ankylosante

COSENTYX 150 mg/mL solution injectable SC est un nouvel immunosuppresseur indiqué dans la prise en charge du psoriasis ecn plaques, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante (SPA)

Son principe actif, le sécukinumab, est le premier représentant d’une nouvelle classe thérapeutique, celle des anticorps monoclonaux ciblant spécifiquement l’interleukine 17A, une cytokine pro-inflammatoire naturelle surexprimée dans certaines maladies auto-immunes et inflammatoires.

COSENTYX est disponible en seringue préremplie ou en stylo prérempli à usage unique SensoReady, dosés à 150 mg/mL de principe actif. 

Le patient peut s’autoadministrer COSENTYX avec le stylo, sous réserve de l’accord du médecinet d’une formation préalable.

Selon l’indication, la dose recommandée est soit de 150 mg, soit de 300 mg. Le schéma posologique comporte une phase d’initiation, avec une dose de COSENTYX hebdomadaire (semaines 0, 1, 2, 3), suivie d’une phase d’entretien avec une dose mensuelle (à partir de la 4esemaine). 


COSENTYX dans la spondylarthrite ankylosante active : Service MEdical Rendu (SMR) important, pas d’ASMR par rapport aux anti-TNF
Pour répondre aux phénomènes d’échappement, de réponse insuffisante, de contre-indications et d’intolérance aux anti-TNF (adalimumabétanerceptinfliximabgolimumabcertolizumab pegol), il n’existe pas actuellement d’alternative médicamenteuse dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.
Le mécanisme d’action de COSENTYX étant différent de celui-des anti-TNF, cet inhibiteur de l’IL17-A peut représenter une alternative thérapeutique sous réserve d’efficacité et de tolérance satisfaisantes.

Deux études cliniques de phase III randomisées en double aveugle versus placebo ont évalué l’efficacité et la tolérance du sécukinumab dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active.

Leurs résultats ont démontré la supériorité de COSENTYX par rapport au placebo mais doivent être interprétés avec prudence selon la Commission de la transparence (CfAvis du 22 juin 2016), « compte tenu du nombre limité de patients prétraités par anti-TNF qui ont reçu le schéma recommandé du sécukinumab au cours de l’étude (28 patients) et en raison de l’absence d’ajustement pour le contrôle du risque alpha pour ces analyses en sous-groupes. Leur niveau de preuve n’est donc pas optimal. »

COSENTYX n’ayant pas été étudié versus comparateur actif dans la spondylarthrite ankylosante active, notamment par rapport aux anti-TNFsa place ne peut être précisée par rapport à ces médicaments qui doivent être privilégiés en 1re intention, compte tenu du recul avec cette classe thérapeutique (AMM depuis 13 ans pour l’infliximab dans cette indication).

En l’absence d’alternative médicamenteuse pour les patients en échec aux anti-TNF, COSENTYX représente une nouvelle option thérapeutique pour laquelle des données complémentaires sont encore nécessaires pour connaître l’efficacité et la tolérance à long terme.

La Commission attribué un SMR important à COSENTYX dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active chez l’adulte en cas de réponse inadéquate au traitement conventionnel.
COSENTYX n’apporte en revanche pas d’amélioration du SMR dans cette indication par rapport aux anti-TNF.

Source :

https://www.vidal.fr/actualites/19718/cosentyx_secukinumab_premier_anticorps_anti_il17a_dans_le_psoriasis_et_la_spondylarthrite_ankylosante/

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Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens : l’Agence Nationale du Médicament alerte sur un risque de complications infectieuses graves

Une enquête demandée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme que les AINS peuvent avoir un rôle aggravant en cas d’infection.

Dans un communiqué, l’agence du médicament alerte sur un risque de « complications infectieuses graves […] à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès » [1].

Pour rappel, les RCP des AINS possédant une indication dans la fièvre et/ou la douleur non rhumatologique chez adulte et chez enfant ont été modifiées en 2016 afin d’y intégrer le risque de complications bactériennes sévères en particulier cutanées, des tissus mous ou pulmonaires.

La nouvelle enquête a été demandée suite au signalement de deux cas d’empyème cérébral chez des adolescents de 13 et 15 ans ayant pris de l’ibuprofène pour une otite moyenne aigue et une sinusite en février 2018.

Elle a pour but « de construire un signal qui sera évalué dans le cadre européen, avant d’envisager les mesures nationales possibles, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés », indiquent les rapporteurs.

L’enquête, qui a porté sur les deux AINS les plus utilisés, l’ibuprofène et le kétoprofène, a été confiée en juin 2018 aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille suite à des signalements de complications infectieuses graves avec les AINS utilisés dans la fièvre ou la douleur.

L’objectif était de déterminer si ces complications infectieuses graves étaient favorisées par la prise de l’AINS ou si elles traduisaient l’évolution de la pathologie infectieuse initiale.

Lire le dossier complet sur le site Medscape

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Le dos en forme ! Etirements 3 & 4 : les adducteurs et quadriceps

Voici une nouvelle série d’étirements que je vous recommande de pratiquer régulièrement. Bonne séance !

Exercice N°3 : Etirement des adducteurs

Départ : assis en tailleur, talon contre talon, coudes en appui sur les genoux. Les mains saisissent les chevilles qui sont ramenées près du pubis. Inspirer
Mouvement : les coudes en appui sur les genoux, se pencher en avant. Le mouvement se fait pendant toute l’expiration et se maintient jusqu’au gain maximum d’étirement des adducteurs (les genoux s’abaissent vers le sol).
Arrivée : relâcher lentement la tension

Exercice N°4 : Etirement des quadriceps

Départ : debout, une main en appui stable sur une table. L’autre main saisie la cheville droite ramenée sous la fesse droite. Inspirer
Mouvement : tendre la hanche droite en extension, sans cambrer la région lombaire. Tirer le genou, qui se trouve à la verticale, vers le bas et légèrement en arrière. Maintenir l’ensemble du dos bien droit. Expirer.
Arrivée : relâcher lentement le tension.

Retrouvez les exercices 1 et 2 (publié précédemment) :

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Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Le sport et la kinésithérapie ont bien des effets positifs sur les symptômes de la spondylarthrite. De récentes études ont révélé qu’une gymnastique appropriée pourrait même avoir une influence certaine sur le processus inflammatoire.

Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Plusieurs études sont venues prouver l’importance d’entretenir la condition physique des spondylarthritiques. Il y a par exemple un rapport direct entre la performance physique et la qualité de vie du patient. Négliger une activité régulière en raison des douleurs, du manque de temps ou de la fatigue accentue les symptômes liés à la maladie et affaiblit l’endurance physique.

Le processus inflammatoire de la spondylarthrite

De récentes études révèlent que l’activité physique n’a pas seulement le potentiel d’influer sur les symptôme liés à la spondylarthrite, mais aussi sur le processus inflammatoire.

Selon certaines études, des processus auto-immunes peuvent se diriger contre la  molécule d’aggrécan de l’individu. Celle-ci est responsable de l’élasticité des cartilages. De plus, l’inhibition de la cytokine TNF-alpha (qui favorise le processus inflammatoire) soulage efficacement les douleurs. De nombreux symptômes de la spondylarthrite semblent donc liés fondamentalement à un état inflammatoire local ou général du patient.

Le mouvement, une thérapie anti-inflammatoire

Le sport et la kinésithérapie entretiennent la musculature et l’endurance, favorisent la mobilité, réduisent les douleurs et la fatigue et agissent positivement sur l’anxiété et les humeurs dépressives. Durant ces dernières années, on a prouvé d’autres effets stimulants du sport. Ainsi, pour des patients souffrant de diverses maladies inflammatoires, qui ont suivi un programme d’endurance modéré, on a relevé une diminution de l’inflammation. Ceci, par l’effet concomitant de l’augmentation de la concentration de facteurs anti-inflammatoires comme l’interleukine-10 et l’inhibiteur d’interleukine-1 et de la diminution de la concentration de facteurs pro-inflammatoires tels le TNF-alpha et la C Reactive Protein (CRP).

Consultez le dossier complet sur le site suivant :
https://www.bechterew.ch

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ACRONYME: ORGANISME DE RECHERCHE ET DE RECHERCHE D’AQUITAINE POUR LES MALADIES INFLAMMATOIRES ET IMMUNOLOGIQUES

Le projet ACRONIM FHU est coordonné par le Pr Schaverbecke a pour principal objectif d’améliorer les soins futurs en cas de maladie inflammatoire, en accordant une attention particulière aux stades précoces de la maladie.
L’investigation de la pathogenèse à travers toutes les maladies inflammatoires permettra la coordination de plusieurs projets indépendamment du phénotype de la maladie. La constitution d’une base de données et la collecte d’échantillons de patients atteints de maladies inflammatoires précoces nous permettront de construire une base unique pour l’identification de biomarqueurs prédictifs du risque de développer un trouble spécifique, qui sera éventuellement partagée entre différentes maladies.

« Grâce à ACRONIM, nous avons décidé de supprimer les barrières entre spécialistes afin de recentrer les soins et la recherche sur les maladies inflammatoires autour d’un duo dominant représenté par le patient et le médecin généraliste. Cet aspect original du projet justifie plusieurs actions:

une collaboration étroite avec le département de médecine générale de l’université de Bordeaux
l’investissement de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) dans l’organisation des soins
une évaluation économique par l’assurance maladie le transfert à une entreprise régionale active dans les dispositifs médicaux ou la santé en ligne
De la même manière, nous souhaitons supprimer les barrières entre chercheurs et entre médecins et chercheurs.

Nous partageons tous le même désir de travailler ensemble pour résoudre les problèmes de santé humaine liés aux maladies inflammatoires. » souligne le Pr schaverbecke.

Pour plus d’information consultez le site :

http://acronim-fhu.u-bordeaux.fr/fr

Ou contactez :

PR THIERRY SCHAEVERBEKE, PU-PH

Pr Thierry Schaeverbeke, PU-PH

Service de Rhumatologie

Hôpital Pellegrin. CHU de Bordeaux.

thierry.schaeverbeke@chu-bordeaux.fr

Tel : +33 6 80 27 19 75

Fax : +33 5 56 79 60 84 

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Spondyloarthrites : la génétique, fortement prédisposante

Maladies inflammatoires chroniques des articulations, les spondyloarthrites correspondent à un groupe de pathologies responsables de douleurs invalidantes de la colonne vertébrale, très souvent associées à d’autres symptômes. Pour éviter leurs conséquences sur la vie quotidienne, elles doivent être traitées précocement. Toute la difficulté est de poser le diagnostic, face à une grande hétérogénéité de symptômes.

La maladie se déclare souvent chez les jeunes adultes, entre 16 et 30 ans. Elle toucherait 150 000 à 200 000 personnes en France, dont près de la moitié souffre de formes sévères.

L’épidémiologie de ces maladies montre une forte agrégation familiale des cas : ce constat a permis de mettre en évidence un terrain génétique prédisposant. Ainsi, le rôle de l’antigène HLA-B27 a été décrit dès les années 1970. Cette molécule est retrouvée chez 60 à 90% des personnes atteintes de spondyloarthrite. Toutefois, peu spécifique de la maladie, elle est aussi retrouvée chez 7% des sujets bien portants de la population générale.

Si près de la moitié de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites semble imputable à l’antigène HLA-B27, il existe d’autres facteurs transmissibles expliquant l’héritabilité de la maladie. La plupart restent à identifier, mais une trentaine de localisations génétiques (locus) a déjà été identifiée grâce aux techniques de génotypage haut débit (Genome Wide Association Studies ou GWAS), comme IL23R ou ERAP1. Leur poids reste néanmoins faible : cumulés, tous ces gènes rendraient compte de moins de 10% de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites.

Des facteurs environnementaux pourraient aussi être en cause : le tabac et la modification durable du microbiote (flore intestinale) sont les deux principales hypothèses avancées.

In fine, les spondyloarthrites seraient déclenchées dans la plupart des cas par la présence du HLA-B27 et de cofacteurs qui restent à identifier. Le développement des technologies -omiques (protéomique, lipidomique, protéomique, transcriptomique…) pourrait aider les scientifiques à identifier de nouvelles signatures plus franches de la maladie.

Une cohorte nommée DESIR 

Pour en savoir plus sur les spondyloarthrites et leur évolution, une étude de cohorte, intitulée DESIR (pour DEvenir des Spondylarthrites Indifférenciées Récentes), a été  lancée en France en 2007. L’Inserm est partenaire de cette cohorte.
DESIR vise à suivre de façon semestrielle des patients pour lesquels il existe une forte suspicion de formes débutantes de la maladie. Grâce à un suivi à long terme, cette cohorte permettra de mieux décrire l’histoire naturelle des rachialgies inflammatoires et d’identifier des facteurs prédictifs (génétiques, environnementaux, ethniques…) du développement et de la progression de la maladie. Elle apporte aussi des informations quant à l’optimisation des traitements et du suivi de la maladie par imagerie. 
Avec plus de 700 patients issus de 25 centres hospitaliers, c’est la plus importante cohorte s’intéressant aux spondyloarthrites jusqu’ici constituée, au niveau international.

Consultez le dossier complet de l’Inserm sur le site :

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/spondyloarthrites

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Le dos en forme : exercice de musculation N1 et N°2

Exercice 1 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet. Inspirez

Mouvement : Tendre les jambes à la verticale, genoux fléchis, pieds en flexion, garderies épaules à plat sur le sol, double menton avec la région lombaire bien verrouillée au sol.
Maintenir cette position pendant 10 secondes. Réaliser le mouvement respiration libre.

Arrivée : retour à la position de départ.

Exercice 2 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet, mains croisées derrière la nuque. Inspirez

Mouvement : Relever la tête et le tronc en soufflant, la région lombaire bien verrouillée plat au sol. Maintenir la position durant toute l’expiration.

Arrivée : retour à la position de départ.

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