La maladie de Crohn et la spondyloarthrite sont peut-être liées

D’après une étude américaine de 2017, la maladie de Crohn et la spondyloarthrite axiale pourraient être liées – une découverte qui pourrait faire évoluer les traitements.

En France, la maladie de Crohn touche environ 100 000 personnes – 4000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, dont 10 % avant l’âge de 17 ans. Cette Maladie Inflammatoire Chronique de l’Intestin (MICI) est, pour l’instant, incurable : elle se caractérise par des douleurs abdominales, une diarrhée chronique, un amaigrissement important, de la fatigue et/ou un transit perturbé.

En étudiant les selles de plusieurs volontaires atteints par la maladie de Crohn (ainsi que les selles de souris touchées par la même maladie inflammatoire), les chercheurs américains ont constaté la présence d’une bactérie de la famille des E. Coli et de plusieurs anticorps pouvant favoriser l’apparition d’une spondyloarthrite.

« Concrètement, nous avons découvert que le système immunitaire de la personne malade ne s’attaquait pas seulement à son système digestif : il dégrade également certaines articulations. Cette découverte pourrait nous permettre d’adapter les traitements médicamenteux proposés aux patients », expliquent les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue spécialisée.

Tout ceci reste à confirmer…

sources : Top Santé

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Une bactérie responsable de maladies inflammatoires

Le 12 octobre 2019,  C’est la Journée mondiale de lutte contre les rhumatismes comme l’arthrite, l’occasion de parler de la bactérie R. gnavus, dont la présence en trop grande quantité serait déclencheur…

Les maladies inflammatoires et la composition du microbiote intestinal sont liés


Les spondyloarthrites (SpA) sont des maladies articulaires inflammatoires chroniques, caractérisées par une inflammation des articulations de la colonne vertébrale et du bassin. Si le rôle de certains facteurs génétiques, tel l’allèle HLA-B27, a été bien étudié dans le déclenchement ces maladies, celui des facteurs environnementaux, en particulier le rôle possible de la flore bactérienne intestinale (le fameux microbiote), est moins bien connu. Or, on sait maintenant que la composition de cette flore influe sur le développement des inflammations chroniques.

L’équipe du rhumatologue Maxime Breban à l’Inserm travaille depuis plusieurs années sur un modèle de rat auquel a été transféré le gène HLA-B27. Ces chercheurs développent alors des manifestations typiques d’une SpA, sauf lorsqu’il est élevé en incubateur stérile. Une observation qui suggère non seulement un rôle possible de ce gène, mais aussi un lien potentiel entre les bactéries présentes dans l’environnement et le déclenchement de la maladie.

Le microbiote des patients atteints de maladies inflammatoires est déséquilibré

Afin de vérifier cette observation sur l’humain, ils ont alors collaboré avec l’INRA pour étudier plusieurs groupes de personnes : des patients atteints de SpA, des témoins familiaux sains, ainsi que des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde (PR). Des échantillons de selles ont été prélevés afin d‘y analyser les fragments d’ADN bactériens retrouvés, et ainsi en déduire la composition de leur microbiote. Les chercheurs ont ainsi constaté un déséquilibre des populations bactériennes (dysbiose intestinale) chez les patients souffrant de SpA ou de PR, en comparaison avec les témoins sains. Cette « raréfaction de la diversité microbienne dans le cas des deux maladies », constitue pour le Pr Maxime Breban « le premier résultat important » de l’étude. « Nous pensons que ce manque de diversité peut faire le lit de beaucoup de pathologies », explique-t-il.

Les chercheurs se penchent alors sur la composition du microbiote des patients, et observent une forte proportion de bactéries appelées Ruminococcus gnavus dans la flore intestinale des patients atteints de SpA. « Nous nous sommes rendus compte que l’activité de la SpA était corrélée avec la proportion de R. gnavus retrouvée dans les selles », explique le Pr Breban. « L’hypothèse est donc qu’une dysbiose qui favoriserait la présence de cette bactérie pourrait engendrer des maladies inflammatoires articulaires« .

Retrouvez la fin de cet article sur le site :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/os-et-muscles/arthrite-une-bacterie-cause-des-maladies-inflammatoires_117341

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Biothérapie et grossesse, que faut-il savoir ?

La grossesse est possible. Le mieux est de la programmer! La biothérapie est le plus souvent arrêtée avant le début de la grossesse. Certains traitements de fond associés à la biothérapie, doivent être impérativement stoppés bien avant la conception.

La grossesse est tout à fait possible lorsque l’on a un Rhumatisme Inflammatoire Chronique. Mais , au mieux, la grossesse se « programme » !

  • Dans le cas d’un rhumatisme très actif, il est préférable de différer le projet de grossesse, et d’améliorer le traitement pour mieux contrôler la maladie. Dans cette situation, il faut maintenir la contraception.
  • Pendant la grossesse, de nombreux traitements sont contre-indiqués. Il est donc indispensable d’en discuter avec votre médecin, votre rhumatologue et votre gynécologue avant d’arrêter votre contraception.
  • Certains traitements de fond classiques associés à la biothérapie, comme par exemple le Méthotrexate, doivent être arrêtés plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant une grossesse. 
  • La contraception doit être poursuivie au cours de la période allant de l’arrêt des traitements de fond à la date à partir de laquelle la conception est autorisée, ce qui correspond au temps nécessaire pour que le traitement soit éliminé de l’organisme.  
  • La biothérapie est en général arrêtée pendant la grossesse.  La durée d’arrêt de biothérapie avant autorisation de la conception est variable. Il peut aller de 3 semaines à 6 mois en fonction de la biothérapie.    
  • Sous biothérapie, l’allaitement n’est pas recommandé. La reprise du traitement par biothérapie ne sera autorisée qu’après arrêt de l’allaitement.

   N’hésitez pas à en parler avec votre rhumatologue, votre médecin généraliste et  votre gynécologue.

Source : https://www.docvadis.fr

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Spondyloarthrites : les biothérapies ne suffisent pas pour prévenir l’ankylose

Dans les douleurs inflammatoires du dos au cours de la spondylarthrite ankylosante, un anti-inflammatoire non-stéroïdien permet de mieux prévenir les ossifications osseuses radiologiques quand on l’associe aux biothérapies (anti-TNF), pourtant beaucoup plus puissantes en théorie.

Selon les résultats d’une étude présentée au congrès européen de rhumatologie (communication OP0198), les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante qui prennent des anti-TNF et en même temps des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont une moindre progression des lésions radiologiques que ceux qui ne prennent qu’un anti-TNF, et cet effet est dose-dépendante.

En ce qui concerne les différents AINS, le célécoxib associé à l’utilisation d’anti-TNF serait responsable de la plus importante réduction de la progression radiologique. La différence est significative à deux et quatre ans.

Les AINS sont le traitement de première intention des malades souffrant de spondylarthrite ankylosante. Si les malades ont une mauvaise réponse ou des contre-indications ou une intolérance aux AINS, ils peuvent alors recevoir une biothérapie, et en particulier un TNF.

Un effet des AINS sur la prévention des lésions

La stratégie thérapeutique actuelle vise un soulagement des douleurs, mais il existait des preuves que les AINS ralentissent aussi la progression radiographique. Par contre, l’impact des inhibiteurs du TNF sur la progression radiographique n’est pas clair en dépit de leur très bonne efficacité sur l’inflammation et les douleurs. De plus, de nombreux malades arrêtent les AINS lorsqu’ils sont mis sous anti-TNF en raison d’un bon contrôle des symptômes par ces derniers.

« Nos résultats suggèrent que l’utilisation conjointe des anti-TNF et des AINS, en particulier le célécoxib, a un effet synergique contre la progression radiologique des lésions osseuses chez les patients souffrant de spondylarthrite ankylosante, et en particulier aux doses plus élevées », explique Lianne Gensler, premier auteur de l’étude. « C’est la première étude à comparer les effets entre les différents AINS dans ce cadre ».

Une application pratique

Malgré leur efficacité, les anti-TNF ne seraient pas suffisants pour prévenir les lésions radiologiques osseuses et l’ajout d’un AINS pourrait réduire encore la progression radiologique. Ceci semble logique au vu des bénéfices des AINS déjà observés dans cette maladie, à condition cependant de prendre les AINS le soir au coucher afin d’avoir le maximum de la dose d’AINS la nuit, période où l’inflammation est maximale. Cela permettrait de limiter les doses d’AINS au minimum afin d’éviter les effets secondaires de ces derniers.

Retrouvez l’article complet ici

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Quand faut-il évoquer le diagnostic de spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire auto-immune caractérisée par des douleurs du dos qui prédominent le matin, voire qui peuvent réveiller la personne atteinte. Cette douleur inflammatoire de la colonne vertébrale et du bassin peut s’associer à une raideur prolongée le matin, à des tendinites multiples, à des arthrites et à des atteintes de l’œil, de l’intestin et de la peau.Par le Dr Jean-Paul Marre, rhumatologue, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris

La douleur dans la spondylarthrite

Souvent, au début de la maladie, il est difficile de faire le diagnostic, d’autant qu’en France, les lésions radiologiques sont souvent absentes lors de la première consultation.
La spondylarthrite ankylosante peut se manifester par des douleurs dorsales ou lombaires qui peuvent paraître banales. Ces douleurs évoluent par poussées de quelques jours à quelques semaines et finissent par se calmer, d’autant plus facilement qu’un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien aura été prescrit. Dans ce contexte, le diagnostic peut être posé jusqu’à huit ans après le début de la maladie, ce qui retarde d’autant une prise en charge adaptée.
En cas de douleur lombaire ou dorsale, certains signes évocateurs doivent inciter à consulter :
• Les douleurs sont maximales le matin ou la deuxième partie de la nuit et peuvent réveiller vers deux ou trois heures du matin (« douleur réveil matin »).
• Les douleurs ne sont pas spécialement calmées par le repos et s’améliorent au cours de la journée.
• Les douleurs s’accompagnent d’une raideur des articulations ou de la colonne vertébrale de plus d’une demi-heure le matin au réveil.
• Il existe des douleurs dans une fesse, parfois dans les deux et parfois les 2 en alternance (douleurs « à bascule »).
• Les douleurs touchent l’un des talons (ou les deux) et font mal le matin au réveil lorsque l’on pose le pied par terre, la situation s’améliorant peu à peu dans la journée et à la marche.
• La douleur de toutes les articulations d’un doigt ou d’un orteil (« tri-arthrite ») s’accompagne d’un gonflement de la totalité du doigt ou de l’orteil, comme une saucisse.
• Les crises douloureuses durent pendant au moins trois mois et ont tendance à durer de plus en plus longtemps.

Consultez le dossier complet sur le site Allodocteur


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COSENTYX (sécukinumab) : premier anticorps anti-IL17A dans la spondylarthrite ankylosante

COSENTYX 150 mg/mL solution injectable SC est un nouvel immunosuppresseur indiqué dans la prise en charge du psoriasis ecn plaques, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante (SPA)

Son principe actif, le sécukinumab, est le premier représentant d’une nouvelle classe thérapeutique, celle des anticorps monoclonaux ciblant spécifiquement l’interleukine 17A, une cytokine pro-inflammatoire naturelle surexprimée dans certaines maladies auto-immunes et inflammatoires.

COSENTYX est disponible en seringue préremplie ou en stylo prérempli à usage unique SensoReady, dosés à 150 mg/mL de principe actif. 

Le patient peut s’autoadministrer COSENTYX avec le stylo, sous réserve de l’accord du médecinet d’une formation préalable.

Selon l’indication, la dose recommandée est soit de 150 mg, soit de 300 mg. Le schéma posologique comporte une phase d’initiation, avec une dose de COSENTYX hebdomadaire (semaines 0, 1, 2, 3), suivie d’une phase d’entretien avec une dose mensuelle (à partir de la 4esemaine). 


COSENTYX dans la spondylarthrite ankylosante active : Service MEdical Rendu (SMR) important, pas d’ASMR par rapport aux anti-TNF
Pour répondre aux phénomènes d’échappement, de réponse insuffisante, de contre-indications et d’intolérance aux anti-TNF (adalimumabétanerceptinfliximabgolimumabcertolizumab pegol), il n’existe pas actuellement d’alternative médicamenteuse dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.
Le mécanisme d’action de COSENTYX étant différent de celui-des anti-TNF, cet inhibiteur de l’IL17-A peut représenter une alternative thérapeutique sous réserve d’efficacité et de tolérance satisfaisantes.

Deux études cliniques de phase III randomisées en double aveugle versus placebo ont évalué l’efficacité et la tolérance du sécukinumab dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active.

Leurs résultats ont démontré la supériorité de COSENTYX par rapport au placebo mais doivent être interprétés avec prudence selon la Commission de la transparence (CfAvis du 22 juin 2016), « compte tenu du nombre limité de patients prétraités par anti-TNF qui ont reçu le schéma recommandé du sécukinumab au cours de l’étude (28 patients) et en raison de l’absence d’ajustement pour le contrôle du risque alpha pour ces analyses en sous-groupes. Leur niveau de preuve n’est donc pas optimal. »

COSENTYX n’ayant pas été étudié versus comparateur actif dans la spondylarthrite ankylosante active, notamment par rapport aux anti-TNFsa place ne peut être précisée par rapport à ces médicaments qui doivent être privilégiés en 1re intention, compte tenu du recul avec cette classe thérapeutique (AMM depuis 13 ans pour l’infliximab dans cette indication).

En l’absence d’alternative médicamenteuse pour les patients en échec aux anti-TNF, COSENTYX représente une nouvelle option thérapeutique pour laquelle des données complémentaires sont encore nécessaires pour connaître l’efficacité et la tolérance à long terme.

La Commission attribué un SMR important à COSENTYX dans le traitement de la spondylarthrite ankylosante active chez l’adulte en cas de réponse inadéquate au traitement conventionnel.
COSENTYX n’apporte en revanche pas d’amélioration du SMR dans cette indication par rapport aux anti-TNF.

Source :

https://www.vidal.fr/actualites/19718/cosentyx_secukinumab_premier_anticorps_anti_il17a_dans_le_psoriasis_et_la_spondylarthrite_ankylosante/

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Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens : l’Agence Nationale du Médicament alerte sur un risque de complications infectieuses graves

Une enquête demandée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme que les AINS peuvent avoir un rôle aggravant en cas d’infection.

Dans un communiqué, l’agence du médicament alerte sur un risque de « complications infectieuses graves […] à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès » [1].

Pour rappel, les RCP des AINS possédant une indication dans la fièvre et/ou la douleur non rhumatologique chez adulte et chez enfant ont été modifiées en 2016 afin d’y intégrer le risque de complications bactériennes sévères en particulier cutanées, des tissus mous ou pulmonaires.

La nouvelle enquête a été demandée suite au signalement de deux cas d’empyème cérébral chez des adolescents de 13 et 15 ans ayant pris de l’ibuprofène pour une otite moyenne aigue et une sinusite en février 2018.

Elle a pour but « de construire un signal qui sera évalué dans le cadre européen, avant d’envisager les mesures nationales possibles, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés », indiquent les rapporteurs.

L’enquête, qui a porté sur les deux AINS les plus utilisés, l’ibuprofène et le kétoprofène, a été confiée en juin 2018 aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille suite à des signalements de complications infectieuses graves avec les AINS utilisés dans la fièvre ou la douleur.

L’objectif était de déterminer si ces complications infectieuses graves étaient favorisées par la prise de l’AINS ou si elles traduisaient l’évolution de la pathologie infectieuse initiale.

Lire le dossier complet sur le site Medscape

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Le dos en forme ! Etirements 3 & 4 : les adducteurs et quadriceps

Voici une nouvelle série d’étirements que je vous recommande de pratiquer régulièrement. Bonne séance !

Exercice N°3 : Etirement des adducteurs

Départ : assis en tailleur, talon contre talon, coudes en appui sur les genoux. Les mains saisissent les chevilles qui sont ramenées près du pubis. Inspirer
Mouvement : les coudes en appui sur les genoux, se pencher en avant. Le mouvement se fait pendant toute l’expiration et se maintient jusqu’au gain maximum d’étirement des adducteurs (les genoux s’abaissent vers le sol).
Arrivée : relâcher lentement la tension

Exercice N°4 : Etirement des quadriceps

Départ : debout, une main en appui stable sur une table. L’autre main saisie la cheville droite ramenée sous la fesse droite. Inspirer
Mouvement : tendre la hanche droite en extension, sans cambrer la région lombaire. Tirer le genou, qui se trouve à la verticale, vers le bas et légèrement en arrière. Maintenir l’ensemble du dos bien droit. Expirer.
Arrivée : relâcher lentement le tension.

Retrouvez les exercices 1 et 2 (publié précédemment) :

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Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Le sport et la kinésithérapie ont bien des effets positifs sur les symptômes de la spondylarthrite. De récentes études ont révélé qu’une gymnastique appropriée pourrait même avoir une influence certaine sur le processus inflammatoire.

Le sport : un frein au processus inflammatoire de la spondylarthrite

Plusieurs études sont venues prouver l’importance d’entretenir la condition physique des spondylarthritiques. Il y a par exemple un rapport direct entre la performance physique et la qualité de vie du patient. Négliger une activité régulière en raison des douleurs, du manque de temps ou de la fatigue accentue les symptômes liés à la maladie et affaiblit l’endurance physique.

Le processus inflammatoire de la spondylarthrite

De récentes études révèlent que l’activité physique n’a pas seulement le potentiel d’influer sur les symptôme liés à la spondylarthrite, mais aussi sur le processus inflammatoire.

Selon certaines études, des processus auto-immunes peuvent se diriger contre la  molécule d’aggrécan de l’individu. Celle-ci est responsable de l’élasticité des cartilages. De plus, l’inhibition de la cytokine TNF-alpha (qui favorise le processus inflammatoire) soulage efficacement les douleurs. De nombreux symptômes de la spondylarthrite semblent donc liés fondamentalement à un état inflammatoire local ou général du patient.

Le mouvement, une thérapie anti-inflammatoire

Le sport et la kinésithérapie entretiennent la musculature et l’endurance, favorisent la mobilité, réduisent les douleurs et la fatigue et agissent positivement sur l’anxiété et les humeurs dépressives. Durant ces dernières années, on a prouvé d’autres effets stimulants du sport. Ainsi, pour des patients souffrant de diverses maladies inflammatoires, qui ont suivi un programme d’endurance modéré, on a relevé une diminution de l’inflammation. Ceci, par l’effet concomitant de l’augmentation de la concentration de facteurs anti-inflammatoires comme l’interleukine-10 et l’inhibiteur d’interleukine-1 et de la diminution de la concentration de facteurs pro-inflammatoires tels le TNF-alpha et la C Reactive Protein (CRP).

Consultez le dossier complet sur le site suivant :
https://www.bechterew.ch

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ACRONYME: ORGANISME DE RECHERCHE ET DE RECHERCHE D’AQUITAINE POUR LES MALADIES INFLAMMATOIRES ET IMMUNOLOGIQUES

Le projet ACRONIM FHU est coordonné par le Pr Schaverbecke a pour principal objectif d’améliorer les soins futurs en cas de maladie inflammatoire, en accordant une attention particulière aux stades précoces de la maladie.
L’investigation de la pathogenèse à travers toutes les maladies inflammatoires permettra la coordination de plusieurs projets indépendamment du phénotype de la maladie. La constitution d’une base de données et la collecte d’échantillons de patients atteints de maladies inflammatoires précoces nous permettront de construire une base unique pour l’identification de biomarqueurs prédictifs du risque de développer un trouble spécifique, qui sera éventuellement partagée entre différentes maladies.

« Grâce à ACRONIM, nous avons décidé de supprimer les barrières entre spécialistes afin de recentrer les soins et la recherche sur les maladies inflammatoires autour d’un duo dominant représenté par le patient et le médecin généraliste. Cet aspect original du projet justifie plusieurs actions:

une collaboration étroite avec le département de médecine générale de l’université de Bordeaux
l’investissement de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) dans l’organisation des soins
une évaluation économique par l’assurance maladie le transfert à une entreprise régionale active dans les dispositifs médicaux ou la santé en ligne
De la même manière, nous souhaitons supprimer les barrières entre chercheurs et entre médecins et chercheurs.

Nous partageons tous le même désir de travailler ensemble pour résoudre les problèmes de santé humaine liés aux maladies inflammatoires. » souligne le Pr schaverbecke.

Pour plus d’information consultez le site :

http://acronim-fhu.u-bordeaux.fr/fr

Ou contactez :

PR THIERRY SCHAEVERBEKE, PU-PH

Pr Thierry Schaeverbeke, PU-PH

Service de Rhumatologie

Hôpital Pellegrin. CHU de Bordeaux.

thierry.schaeverbeke@chu-bordeaux.fr

Tel : +33 6 80 27 19 75

Fax : +33 5 56 79 60 84 

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