Comment notre flore intestinale contrôle notre alimentation

1CE871F5-7044-4D78-8E7B-07A8A905D276En « mangeant » la même chose que nous, nos bactéries intestinales produiraient des protéines qui informent notre cerveau sur notre faim. Ce mécanisme vient d’être prouvé chez les rongeurs.

Les bactéries de nos intestins modifieraient directement l’activité neuronale du centre de contrôle cérébralde du comportement alimentaire.

Avoir faim, être rassasié, est-ce uniquement une question de communication entre notre cerveau et nos intestins ? Non. L’équipe de Sergueï Fetissov, de l’unité Inserm Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau, à l’Université de Rouen, confirme aujourd’hui que notre flore intestinale, les quelques 1,5 kilogrammes de bactéries qui peuplent nos intestins, joue aussi un rôle essentiel.

La faim, la sensation d’être rassasié et la satiété sont des processus physiologiques finement régulés par le cerveau, qui échange, avec les intestins, l’estomac, le pancréas, etc., nombre de signaux nerveux (via le nerf vague en particulier) et hormonaux. Les neurones présents dans la paroi des intestins, ainsi que de nombreuses hormones, indiquent au centre cérébral de la faim, l’hypothalamus, si nos réserves de sucres et de graisses sont suffisantes ou non. Le sucre, la leptine (une hormone produite par le tissu adipeux quand les stocks de graisses augmentent), et l’insuline (libérée par le pancréas quand la concentration sanguine en sucre augmente), entres autres, diminuent l’envie de manger, et donc la prise alimentaire, en activant les neurones anorexigènes et en inhibant les neurones orexigènes de l’hypothalamus. À l’inverse, la ghréline, une hormone sécrétée par l’estomac lorsqu’il est vide, stimule la prise alimentaire.

En théorie, nous savons donc quand manger et quand nous arrêter. Et nous devrions tous avoir un poids « normal », nos apports énergétiques compensant exactement nos dépenses… En théorie seulement, car l’axe cerveau-intestins est déréglé par de multiples facteurs liés à nos modes de vie, qui perturbent cet équilibre énergétique et engendrent obésité, anorexies et autres troubles de l’alimentation.

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre tous les mécanismes de notre comportement alimentaire pour combattre ces dysfonctionnements. Dernière piste de recherche : la flore intestinale. Les preuves de son rôle dans les échanges cerveau-intestins s’accumulent. Par exemple, des souris dépourvues de flore et mangeant en quantité restent très maigres, et la flore des personnes obèses et diabétiques diffère de celle des individus de poids normal et en bonne santé. Mais comment les bactéries agissent-elles ?

Des protéines bactériennes coupe-faim

L’équipe de Fetissov a travaillé sur la folre intestinale de rats. Elle a cultivé les bactéries Escherichia coli de leur flore (une bactérie banale dans la flore humaine)…

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 Crédit image : © shutterstock.com / Juan Gaertner

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