Spondyloarthrites : la génétique, fortement prédisposante

Maladies inflammatoires chroniques des articulations, les spondyloarthrites correspondent à un groupe de pathologies responsables de douleurs invalidantes de la colonne vertébrale, très souvent associées à d’autres symptômes. Pour éviter leurs conséquences sur la vie quotidienne, elles doivent être traitées précocement. Toute la difficulté est de poser le diagnostic, face à une grande hétérogénéité de symptômes.

La maladie se déclare souvent chez les jeunes adultes, entre 16 et 30 ans. Elle toucherait 150 000 à 200 000 personnes en France, dont près de la moitié souffre de formes sévères.

L’épidémiologie de ces maladies montre une forte agrégation familiale des cas : ce constat a permis de mettre en évidence un terrain génétique prédisposant. Ainsi, le rôle de l’antigène HLA-B27 a été décrit dès les années 1970. Cette molécule est retrouvée chez 60 à 90% des personnes atteintes de spondyloarthrite. Toutefois, peu spécifique de la maladie, elle est aussi retrouvée chez 7% des sujets bien portants de la population générale.

Si près de la moitié de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites semble imputable à l’antigène HLA-B27, il existe d’autres facteurs transmissibles expliquant l’héritabilité de la maladie. La plupart restent à identifier, mais une trentaine de localisations génétiques (locus) a déjà été identifiée grâce aux techniques de génotypage haut débit (Genome Wide Association Studies ou GWAS), comme IL23R ou ERAP1. Leur poids reste néanmoins faible : cumulés, tous ces gènes rendraient compte de moins de 10% de la prédisposition génétique aux spondyloarthrites.

Des facteurs environnementaux pourraient aussi être en cause : le tabac et la modification durable du microbiote (flore intestinale) sont les deux principales hypothèses avancées.

In fine, les spondyloarthrites seraient déclenchées dans la plupart des cas par la présence du HLA-B27 et de cofacteurs qui restent à identifier. Le développement des technologies -omiques (protéomique, lipidomique, protéomique, transcriptomique…) pourrait aider les scientifiques à identifier de nouvelles signatures plus franches de la maladie.

Une cohorte nommée DESIR 

Pour en savoir plus sur les spondyloarthrites et leur évolution, une étude de cohorte, intitulée DESIR (pour DEvenir des Spondylarthrites Indifférenciées Récentes), a été  lancée en France en 2007. L’Inserm est partenaire de cette cohorte.
DESIR vise à suivre de façon semestrielle des patients pour lesquels il existe une forte suspicion de formes débutantes de la maladie. Grâce à un suivi à long terme, cette cohorte permettra de mieux décrire l’histoire naturelle des rachialgies inflammatoires et d’identifier des facteurs prédictifs (génétiques, environnementaux, ethniques…) du développement et de la progression de la maladie. Elle apporte aussi des informations quant à l’optimisation des traitements et du suivi de la maladie par imagerie. 
Avec plus de 700 patients issus de 25 centres hospitaliers, c’est la plus importante cohorte s’intéressant aux spondyloarthrites jusqu’ici constituée, au niveau international.

Consultez le dossier complet de l’Inserm sur le site :

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/spondyloarthrites

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Le dos en forme : exercice de musculation N1 et N°2

Exercice 1 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet. Inspirez

Mouvement : Tendre les jambes à la verticale, genoux fléchis, pieds en flexion, garderies épaules à plat sur le sol, double menton avec la région lombaire bien verrouillée au sol.
Maintenir cette position pendant 10 secondes. Réaliser le mouvement respiration libre.

Arrivée : retour à la position de départ.

Exercice 2 :

Départ : couché sur le dos, jambes en crochet, mains croisées derrière la nuque. Inspirez

Mouvement : Relever la tête et le tronc en soufflant, la région lombaire bien verrouillée plat au sol. Maintenir la position durant toute l’expiration.

Arrivée : retour à la position de départ.

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Comment notre flore intestinale contrôle notre alimentation

1CE871F5-7044-4D78-8E7B-07A8A905D276En « mangeant » la même chose que nous, nos bactéries intestinales produiraient des protéines qui informent notre cerveau sur notre faim. Ce mécanisme vient d’être prouvé chez les rongeurs.

Les bactéries de nos intestins modifieraient directement l’activité neuronale du centre de contrôle cérébralde du comportement alimentaire.

Avoir faim, être rassasié, est-ce uniquement une question de communication entre notre cerveau et nos intestins ? Non. L’équipe de Sergueï Fetissov, de l’unité Inserm Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau, à l’Université de Rouen, confirme aujourd’hui que notre flore intestinale, les quelques 1,5 kilogrammes de bactéries qui peuplent nos intestins, joue aussi un rôle essentiel.

La faim, la sensation d’être rassasié et la satiété sont des processus physiologiques finement régulés par le cerveau, qui échange, avec les intestins, l’estomac, le pancréas, etc., nombre de signaux nerveux (via le nerf vague en particulier) et hormonaux. Les neurones présents dans la paroi des intestins, ainsi que de nombreuses hormones, indiquent au centre cérébral de la faim, l’hypothalamus, si nos réserves de sucres et de graisses sont suffisantes ou non. Le sucre, la leptine (une hormone produite par le tissu adipeux quand les stocks de graisses augmentent), et l’insuline (libérée par le pancréas quand la concentration sanguine en sucre augmente), entres autres, diminuent l’envie de manger, et donc la prise alimentaire, en activant les neurones anorexigènes et en inhibant les neurones orexigènes de l’hypothalamus. À l’inverse, la ghréline, une hormone sécrétée par l’estomac lorsqu’il est vide, stimule la prise alimentaire.

En théorie, nous savons donc quand manger et quand nous arrêter. Et nous devrions tous avoir un poids « normal », nos apports énergétiques compensant exactement nos dépenses… En théorie seulement, car l’axe cerveau-intestins est déréglé par de multiples facteurs liés à nos modes de vie, qui perturbent cet équilibre énergétique et engendrent obésité, anorexies et autres troubles de l’alimentation.

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre tous les mécanismes de notre comportement alimentaire pour combattre ces dysfonctionnements. Dernière piste de recherche : la flore intestinale. Les preuves de son rôle dans les échanges cerveau-intestins s’accumulent. Par exemple, des souris dépourvues de flore et mangeant en quantité restent très maigres, et la flore des personnes obèses et diabétiques diffère de celle des individus de poids normal et en bonne santé. Mais comment les bactéries agissent-elles ?

Des protéines bactériennes coupe-faim

L’équipe de Fetissov a travaillé sur la folre intestinale de rats. Elle a cultivé les bactéries Escherichia coli de leur flore (une bactérie banale dans la flore humaine)…

Lire l’article complet ici :

https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/comment-notre-flore-intestinale-controle-notre-alimentation-12209.php

 Crédit image : © shutterstock.com / Juan Gaertner

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Effet de la cryothérapie corps entier sur les cytokines pré-inflammatoires, le stress oxydatif et l’activité de la maladie dans la spondylarthrite

LA cryothérapie promet de soulager la douleur par le grand froidUne étude clinique polonaise montrant l’intérêt de la cryothérapie corps entier dans la spondylarthrite ankylosante tant sur les scores d’activité de la maladie, que sur les paramètres biologiques de l’inflammation et du stress oxydatif. 

 

Les patients atteints de spondylarthrite ankylosante ont une production accrue de cytokines proinflammatoires, une augmentation des paramètres oxydatifs, et une diminution de la capacité antioxydante.

Le stress oxydatif est la théorie selon laquelle des molécules très réactives, liées à l’oxygène, en abîmant à chaque instant nos molécules les plus vitales finissent par nous rendre malades. Elles peuvent aussi s’attaquer, lorsqu’elles sont en excès, à tous les constituants du vivant et favoriser les maladies chroniques

Le but de cette étude était de déterminer l’effet de la cryothérapie corps entier a` -110 ° C et -60°C, sur l’activité de la maladie, les cytokines pro-inflammatoires sélectionnées et le stress oxydatif chez les patients atteints de SPA.

La SPA fait partie des rhumatismes inflammatoires, le fait d’exposer le corps pendant 3 à 4 minutes à une très basse température permet d’obtenir une baisse de la température cutanée très rapide ( la peau passe de 33 à 10 ° ) ce qui déclenche un mécanisme réflexe de l’organisme qui lutte par anticipation sur les dégradations tissulaires qui pourraient survenir si le corps restait exposé plus longtemps. le corps va produire des molécules anti-inflammatoires ( interleukines et cortisol) des molécules antalgiques ( endorphines). un ralentissement de la conduction nerveuse sur les voies de la douleur procure aussi un effet antalgique . il faut en général faire une dizaine de séance de façon regroupées pour obtenir un effet intéressant qui se prolonge dans le temps pendant plusieurs semaines, et revenir faire une séance de temps en temps en fonction des douleurs. malheureusement la sécurité sociale ne rembourse pas les séances, ou tout au plus une infime partie si un kinésithérapeute l’encadre au type de la physiothérapie, mais certains centres pratiquent des tarifs abordables pour des forfaits 10 séances à moins de 30 euros . Les retours sont souvent très bon dans la SPA.

MÉTHODES DE L’ETUDE :

Soixante-cinq patients atteints de SPA ont été recrutés et inclus selon l’une des trois procédures de l’étude :

1) Exposition a` -110°C,

2) Exposition a` -60°C

3) Pas d’exposition mais thérapie par l’exercice.

L’indice d’activité de Bath pour la spondylarthrite ankylosante (BASDAI), le score d’activité de la spondylarthrite ankylosante (ASDAS-CRP), la concentration de protéine C réactive (CRP) et les concentrations d’interleukine 8 et 17 (IL-8, IL-17) ont été mesurée au début de l’étude et à la fin de l’intervention.

La concentration en substances réactives de l’acide thiobarbiturique (TBARS), comme marqueur du stress oxydatif, et le statut antioxydant total, un potentiel d’organisme antioxydant, ont été mesurés.

RÉSULTATS :

Tous les groupes étudiés ont montré une activité significativement réduite de la maladie post-thérapeutique exprimé en fonction de la concentration de BASDAI, ASDAS-CRP et IL-8. Nous avons constaté que la concentration de TBARS après traitement était significativement augmentée dans le groupe WBC a` -110°C

Une comparaison des effets thérapeutiques entre les groupes de traitement a montré que le score de BASDAI était significativement plus faible apres le traitement dans le groupe WBC a` -110 °C par rapport au groupe qui n’avait pas fait de cryothérapie.

CONCLUSION :

La cryothérapie a` -110°C a eu un effet positif sur la diminution de l’activité clinique de la SPA, telle que mesurée par le score de BASDAI. 



Et vous, avez-vous déjà réalisés des séances de cryothérapie et quelle expérience en retenez vous ?
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Le dos en forme! Etirements 2 : les ischio-jambiers (A) étirements postérieur global (B)

Départ :

IMG_2654Couché sur le dos, dos plat, fesses au sol. Les jambes sont tendues verticalement contre un mur, pieds fléchis vers vous si possible. La nuque repose au besoin sur un coussin. Inspirez !

Mouvement A : bras le poing du corps, paume des mains sur le haut, vos épaules doivent être plaquées au sol. Garder la posture jusqu’à ce quelle tension des cuisses diminue. Expirez.

Mouvement B : Allongez vos bras au dessus de la tête pour augmenter la tension postérieure jusqu’à la zone dorsale. Déroulez désormais les épaules et étirez les pectoraux. Expirez.

Arrivée : relâcher lentement la tension.

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Douleurs articulaires : pourquoi pas une cure thermale ?

TOURISME-MONTAGNE-THERMALISMELa médecine thermale est aujourd’hui reconnue comme l’un des traitements majeurs de la douleur articulaire.

La rhumatologie constitue la principale indication de la médecine thermale. Aujourd’hui, 75 % des soins dispensés le sont dans cette spécialité et un curiste sur deux va «prendre les eaux» pour soulager une arthrose. Il faut dire que les résultats sont là, validés par plus de 80 essais contrôlés et randomisés notamment par l’étude Thermarthrose, publiée à l’échelle mondiale en 2009. Sur les 462 patients souffrant de gonarthrose (arthrose du genou), 60 % ont vu leurs douleurs diminuer et leur mobilité augmenter à l’issue des 18 jours de cure. Et ce de façon durable les 9 mois suivants, retrouvant ainsi une véritable qualité de vie assortie d’une reprise des activités quotidiennes deux fois supérieure à celle constatée chez les patients n’ayant pas suivi de cure.

Un double bénéfice, donc, lorsqu’on sait à quel point solliciter les articulations (hors poussées inflammatoires) fait partie intégrante du traitement. Mais l’efficacité de la médecine thermale ne s’arrête pas au genou. Elle est appréciable sur toutes les localisations de l’arthrose avec des démonstrations probantes au niveau des mains, de la colonne lombaire, des tendinopathies chroniques de l’épaule. Sur les rhumatismes inflammatoires – spondyloarthrite, polyarthrite rhumatoïde -, on note aussi d’excellents résultats dès lors que le traitement médicamenteux est dûment stabilisé afin d’éviter de rarissimes complications infectieuses. En accompagnement d’un traitement classique ou en cas de contre-indications thérapeutiques, le thermalisme se pose donc clairement en acteur majeur de la lutte contre la douleur rhumatismale.

Vous pouvez consulter l’ensemble de l’article ici :

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Spondyloarthrites : un diagnostic trop tardif qui doit être accéléré !

Mal de dos chroniqueDevant un mal de dos banale ou une lombalgie chronique, le diagnostic de spondyloarthrite axiale reste beaucoup trop tardif alors que les étapes du diagnostic sont bien identifié et codé par l’HAS. Ce retard de diagnostic et l’accès à un traitement adéquate est préjudiciable pour les patients.

 

Plus de 7 personnes sur 10 auront mal au dos au cours de leur vie, le plus souvent par épisodes ou par crise, mais parfois de manière chronique (on considère un mal de dos chronique quand il dépasse 3 mois consécutifs). Dans la plupart des cas, la cause est liée à des troubles mécaniques et/ou dégénératif de la colonne vertébrale. Mais dans environ 5 à 10 % des cas, une maladie inflammatoire chronique en est la cause : il s’agit alors d’une « spondyloarthrite axiale».

Au-delà des subtilités sémantiques, le vrai problème est que ce retard diagnostique peut être responsable d’un handicap définitif par défaut de mise en place de traitement ciblés et adaptés, provoquant l’installation d’une véritable ankylose et de brûlures dans la bas du dos insupportables. Le diagnostique précoce de spondyloarthrite en médecine générale devrait donc être essentielle et l’analyse des signes est fondamentale par un envoi chez un rhumatologue.

 

Une vision différente de la maladie

Dans les années 50-60, la maladie appelée auparavant « spondylarthrite ankylosante » était une pathologie essentiellement masculine qui ankylosait la colonne vertébrale et s’accompagnait d’une atteinte sacro-iliaque. La présence dans le sang du HLA B27 était également primordial. Mais, les possibilités de traitement à cette époque étaient limitées. Heureusement, la progression des connaissances a remis en question sa prise en charge aujourd’hui.

La découverte des formes frustes a bien montré que la spondylarthrite était aussi fréquente chez les femmes que chez les hommes, le sexe masculin constituant plutôt un facteur de risque d’enraidissement ou d’arthrite. Le HLA B27 est retrouvé chez plus de 7% de la population française normale alors que les spondylarthrites représentent moins de 0,5% de cette même population, donc ce n’est pas un critère diagnostic très intéressant. Enfin, l’ankylose est de moins en moins fréquente dans les spondylarthrites diagnostiquées en France et certaines maladies frontières (psoriasis, maladies inflammatoires du colon et de l’intestin, arthrites réactionnelles) ont des caractères communs à la spondylarthrite qui nécessite des prises en charge voisines.

Un changement dans le diagnostic

Devant un mal de dos (lombalgie) chronique, il faut évoquer une spondylarthrite en fonction de 3 questions :

La première question porte sur les douleurs lombaires chroniques : il faut évoquer une spondylarthrite devant des douleurs lombaires chroniques de survenue progressive et sans facteur déclenchant chez une personne de moins de 45 ans (a douleur survenant brutalement après un effort mobilisant le dos est donc exclue de ce cadre). Que la personne souffrante soit un homme ou une femme, il convient de demander : « À quelle heure le dos fait-il le plus mal : le matin ou le soir ? ». Si la réponse à cette question est : « le matin », si cette douleur peut être responsable de réveils dans la 2ème partie de la nuit ou le matin de bonne heure (douleur « réveil-matin »), si elle s’accompagne le matin d’une raideur du dos qui dure au moins une demi-heure (« dérouillage matinal ») et s’estompe ensuite dans la journée. Si cette douleur est soulagée à au moins 50% en moins de 24 à 48 heures par un simple anti-inflammatoire non-stéroïdien… la question de la suspicion d’une lombalgie inflammatoire ne se pose plus.

La deuxième question est celle de la présence associée d’autres signes rhumatologiques comme des arthrites, avec gonflement et liquide articulaire inflammatoire, une tendinite qui correspond à une enthésite inflammatoire (horaire matinal), ou un gros doigt/orteil gonflé comme « une saucisse » (« dactylite »).

La troisième question est celle de l’existence de signes extra-articulaires associés qui augmentent la probabilité que la lombalgie chronique et inflammatoire soit une spondylarthrite. Sont évocateurs des épisodes d’œil rouge à répétition et à bascule, surtout s’ils sont authentifiés par un ophtalmologue comme étant des « uvéites » (ou inflammation de la chambre antérieure de l’œil). Il en va de même pour l’existence d’un psoriasis authentifié par un dermatologue chez le lombalgique (ou chez ses parents proches), et d’une maladie inflammatoire du colon et de l’intestin (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) authentifiée par un gastro-entérologue.

La confirmation du diagnostic

Différents examens sont nécessaires et en premier une prise de sang (VS/CRP) et la radiographie du bassin. S’il existe une atteinte des articulations sacro-iliaques, bilatérale indiscutable, le diagnostic est posé.

En cas de doute radiographique, l’examen clé est le scanner du bassin et des articulations sacro-iliaques qui objectivera des lésions plus ou moins importantes des sacro-iliaques.

Si la radiographie est normale, il faudra plutôt demander une IRM des sacro-iliaques mais son interprétation est plus difficile en cas de grossesse récente, d’âge supérieur à 40 ans ou de différents troubles associés : il faudra alors exiger une atteinte inflammatoire supérieure à 1 cm pour affirmer le diagnostic.

A quoi sert de faire un diagnostic précoce ?

Il est toujours intéressant de faire un diagnostic avéré, afin de pouvoir rassurer les malades bien sûr, mais aussi de proposer le traitement le plus adapté au bon moment. La « trop belle » sensibilité aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens, qui est un critère diagnostique dans certains scores diagnostiques, témoigne de la grande efficacité de ces traitements qui peuvent être utilisés largement, en association à la rééducation et aux antalgiques. Mais dans les formes les plus résistantes aux AINS ou les formes les plus inflammatoires, au plan osseux et biologique (sauf chez les obèses), le traitement pourra faire appel aux biothérapies (anti-TNF bien sûr, mais aussi anti-IL17) dont l’impact est majeur sur la progression des lésions osseuses, uniquement s’ils sont prescrits tôt. De plus, il n’est pas exclu, qu’en prescrivant ces traitements tôt, il soit possible de donner un coup d’arrêt au processus auto-immun de la spondylarthrite, ce qui permet éventuellement de les interrompre ensuite.

 

Devant une lombalgie chronique de plus de 3 mois, il convient de se poser la question de son caractère inflammatoire, de rechercher les autres signes associés et de faire les examens nécessaires afin de diagnostiquer tôt une spondylarthrite ankylosante car le pronostic évolutif et fonctionnel peut en dépendre.

 

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Le dos en forme! Etirements 1 : les ischio-jambiers

Exercice N°1

Départ : IMG_2656Debout, une jambe tendue en appuie sur un tabouret ou une chaise. Les deux mains saisissent la cheville ou led pied de la jambe en appuie. inspirer profondément.

Mouvement : se pencher en avant (dos plus ou moins rond) jusqu’à obtenir une tension da la cuisse. Plus vous serez à l’horizontale plus la cuisse sera tendue. Tenir l’étirement jusqu’à ce que la tension musculaire des cuisses diminuent. Sur l’expiration, gagnèrent flexion antérieure du tronc jusqu’à nouvelle tension de la cuisse. N’oubliez pas de tenir toujours en flexion votre pied vers vous.

Arrivée : Relâcher lentement le tension.

Cet étirement est a réaliser 5 fois minimum sur chaque jambes.

Bon courage !

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Le dos en forme !

Le dos en formeDepuis toujours, l’homme comme l’animal éprouve le besoin de s’étirer. Les Romains ont compris le besoin d’anticiper sur la douleur par des bains thermaux et des massages.

Nous savons aujourd’hui que lorsqu’un muscles se contracte et dire sur ses insertion, ce raccourci et augmente son volume : nous parlons de « musculation ».

Pour retrouver sa longueur initiale ou de « repos », il va falloir qu’il s’allonge en l’éloignant ses insertion : nous parlons « d’étirements ». Les sportifs ont bien compris l’importance des étirements après l’effort.

Nous parlons d’hygiène de vie quand, par des mouvements simples préventif ou curatif, nous préservons notre corps et le maintenant en équilibre.

 

c’est pourquoi chaque semaine je vous ferais découvrir une série d’assouplissement, de musculation, de prophylaxie et d’étirements.

 

Exercice N•1 :

 

Départ :

Couché sur le dos, jambes repliées. Double menton. Inspirez

 

Mouvements à réaliser :

Remonter les genoux sur la poitrine en fléchissant les hanches, ce qui permet la mise en tension de la région lombaire et l’auto grandissement de la nuque. Le mouvement doit se faire durant toute l’expiration sans décoller la nuque, en gardant les épaules et la région lombaire à plat au sol.

 

Arrivée :

Doigts croisés sur les genoux.
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Retour sur la randonnée « Un Pas Pour Tous »

Ce dimanche 22 mai, l’association « Un Pas Pour Tous » a organisé une randonnée à l’étang de Peronne à Chanteloups-les-Bois (à 13 km de Cholet – 49).

2ème randonné de l'association "Un Pas Pour Tous"Cet événement avait un double objectif : faire parler des affections ostéo-articulaires qui touchent une personne sur trois en France et sont trop souvent banalisées et sensibiliser les malades sur le fait que l’activité physique est primordiale pour lutter contre ces maladies. Deux parcours étaient proposés : une boucle de 3 kilomètres pour les personnes malades et une plus importante de 7 kilomètres pour les plus sportifs.

L’association « Un Pas Pour Tous » a été créée en 2010 par Pascal Pavie et David Antunes. Ces deux jeunes gens ne sont pas malades mais veulent faire connaitre les rhumatismes qui les empêcheraient de pratiquer leur sport favori s’ils en étaient atteints. Leur but est d’effectuer des randonnées et des trecks pour lesquels ils éditeront des carnets de voyage dont la vente serait réalisée au profit d’associations luttant contre les affections ostéo-articulaires.

Pascal et David ont donc invité pour cette deuxième randonnée l’Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale (Aflar) pour informer et renseigner les participants sur les rhumatismes. Cette association est le seule en France qui s’intéresse à toutes ces pathologies : arthrose, ostéoporose, mal de dos, lombalgies, troubles musculo-squelettiques et rhumatismes inflammatoires chroniques. Ces maladies trop fréquentes sont malheureusement trop souvent banalisées et de nombreuses personnes pensent qu’elles sont l’apanage de l’âge. Le message principal à retenir est qu’il existe aujourd’hui des traitements et une prise en charge multi-disciplinaire. Ces maladies ne sont pas une fatalité et une prise en charge précoce est non seulement possible mais surtout nécessaire pour continuer à vivre normalement.

2ème randonné de l'association "Un Pas Pour Tous"Cette randonnée a regroupé plus de 110 personnes dont une dizaine de malades soufrant de lombalgies inflammatoires, mal de dos, polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite ankylosante. Le café et la brioche était offert à chaque participant à la fin du parcours. L’ambiance était sympathique et donnait envie de se retrouver très rapidement pour la prochaine marche.

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