mar 21

La fatigue au cours de la SPA

La fatigue est très fréquente dans la spondylarthrite, elle peut être liée à différentes causes qui peuvent s’intriquer.

La fatigue au cours de la spondylarthrite ankylosanteElle est mesurée sur une échelle visuelle analogique dans un item de l’indice d’activité de la SPA (BASDAI). Elle est fortement liée aux autres symptômes de la maladie (raideur et douleur), et elle est influencée par les troubles du sommeil. La fatigue réduit la qualité de vie de ces patients. Les anti-TNF semblent mieux réduire la fatigue que les anti-inflammatoires non stéroïdiens. L’activité physique est recommandée pour améliorer ce symptôme.

Elle peut être en relation avec l’état inflammatoire général dans lequel se trouve l’organisme, lié en particulier à certaines substances comme le tnf-alpha. La fatigue est un des symptômes de la spondylarthrite ankylosante. Elle augmente typiquement pendant des poussées et diminue au cours des rémissions. Elle est aussi la conséquence des réveils nocturnes douloureux ne permettant pas d’obtenir un sommeil réparateur.

Indépendamment de l’action des médicaments, il semble que la pratique d’exercices physiques réguliers ait un effet favorable sur la fatigue quand celle-ci n’est pas trop importante. Le maintien d’une activité physique de loisir hebdomadaire régulière semble bénéfique pour réduire la sensation de fatigue.

Il n’existe pas encore d’outil valide et pertinent, tenant compte de son caractère multidimensionnel et multifactoriel pour évaluer la fatigue dans la SPA. L’existence d’un traitement efficace sur la fatigue comme semblent l’être les anti-TNF est un élément important pour faciliter les mesures de rééducation. La pratique régulière d’exercices physiques a un effet favorable sur la fatigue et sur la qualité de vie.

Sources : Revue du rhumatisme, Annales de réadaptation et de médecine physique

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mar 10

La prise en charge à 100% de la SPA et des traitements par anti-tnf

La spondylarthrite ankylosante grave est l’une des 30 affections de longue durée (ALD) qui peut permettre une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des soins en rapport avec celle ci et notamment des traitements les plus coûteux comme les anti-tnf.

La prise en charge à 100% de la SPA et des traitements par anti-tnfVotre médecin traitant, en accord avec les autres spécialistes qui vous suivent, peut faire une demande de prise en charge à 100% auprès du médecin conseil de l’assurance maladie. Pour cela, il remplira, en concertation avec les spécialistes qui vous suivent, un protocole de soins ou formulaire de prise en charge qui explicitera les soins et les traitements qui devraient être pris en charge à 100%. Après accord de l’assurance maladie, votre médecin traitant vous remettra un exemplaire de ce protocole de soins que vous devrez signer et présenter à chaque médecin consulté dans le cadre de votre maladie. Pour différencier les soins en rapport avec votre maladie pris en charge à 100% et les autres soins non pris en charge ,votre médecin rédigera sa prescription sur une ordonnance particulière appelée ordonnance « bizone ».

Pour votre traitement par anti-tnf alpha votre médecin prescripteur rédigera également une ordonnance dite d’exception. Il n’est pris en charge par l’assurance maladie que s’il est prescrit dans le cadre d’une indication, à des posologies et pour une durée précises. Sa prescription nécessite une ordonnance particulière. De ce fait, il ne peut être prescrit que par un spécialiste hospitalier, notamment un rhumatologue ou un médecin interniste. Cette prescription initiale hospitalière (PIH) est valable au maximum pour 12 mois. Au cours de ces 12 mois, le renouvellement de l’ordonnance peut être assuré par un spécialiste de ville, notamment un rhumatologue ou un médecin interniste, sans avoir à retourner à l’hôpital. Votre médecin généraliste ne peut ni prescrire, ni renouveler l’ordonnance de votre anti-tnf alpha. Pour vous faire délivrer voter anti-tnf alpha par votre pharmacien, il vous faut présenter votre ordonnance initiale rédigée par votre rhumatologue hospitalier. Attention, en cas de renouvellement de votre traitement,vous devez présenter l’ordonnance de renouvellement toujours accompagnée de l’ordonnance initiale datant de moins de 12 mois.

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mar 06

Qu’est ce que le tnf-alpha et pourquoi faut-il le bloquer dans les RIC ?

Qu'est ce que le tnf-alpha et pourquoi faut-il le bloquer dans les RIC ?Le tnf alpha est une substance inflammatoire qui joue un rôle central dans les rhumatismes inflammatoires chroniques au cours desquels il est fabriqué en excés (cellules productrices). Le tnf-alpha ainsi produit va être libéré puis va se fixer sur de nombreuses cellules (cellules cibles) et va activer le processus inflammatoire et devenir responsable des lésions ostéo-cartilagineuses et tendineuses dans les rhumatismes inflammatoires chroniques.

Ces cellules anormalement stimulées vont être à l’origine notamment de l’apparition de synovites (inflammation du liquide se trouvant dans les articulations), du pannus (épaississement de la membrane des articulations), et de le destruction du cartilage et de l’os au cours de la polyarthrite rhumatoïde. Il sera également responsable de l’inflammation des enthèses (insertion des tendons dans l’os et articulation) au cours de la spondylarthrite ankylosante, et de l’apparition de plaques de psoriasis au cours de rhumatismes psoriasique…

Cependant, nous avons tous dans l’organisme une autre substance qui permet de bloquer naturellement les effets néfastes du tnf-alpha : le récepteur soluble du tnf-alpha qui est le principal inhibiteur physiologique de celui-ci. Les récepteurs solubles du tnf-alpha vont intercepter celui-ci avant qu’il ne se fixe sur les cellules cibles. Malheureusement, dans les rhumatismes inflammatoires, il n’y a pas suffisamment de récepteurs solubles du tnf-alpha pour neutraliser complètement l’excés de cette molécule responsable d’une trop forte inflammation.

C’est pourquoi, depuis ces dix dernières années, la recherche a permis de développer des traitements par biothérapie (issus de cellules humaines vivantes) que l’on appelle communément les anti-tnf alpha. Ils permettent de réduire considérablement l’inflammation dans les maladies ostéo-articulaires, de réduire les destructions osseuses et ils ont permis à de nombreux malades de retrouver une qualité de vie quasi normale et pour certains d’entre eux, que la maladie soit en rémission.

A ce jour, il existe trois anti-tnf alpha dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante. Ces nouveaux médicaments existent sous deux formes. La première catégorie est produite sous forme d’anticorps dirigés contre le TNF  comme c’est le cas pour l’infliximab (Rémicade®) en perfusion tous les deux mois ou trois mois et l’adalimumab (Humira®) en injection sous cutané tous les quinze jours. La dernière catégorie d’anti-tnf est produite sous forme de récepteur soluble du TNF, comme c’est le cas pour l’Etanercept (Enbrel®) qui est en injection sous cutané toutes les semaines.

Cependant, il est à noter que 30% des patients y échappent, c’est à dire qu’ils ne répondent pas positivement aux traitements de fond par anti-tnf. Pour ceux là, la maladie est toujours aussi active et aucun traitements existent pour les soulager et stopper l’évolution de la maladie. Continuons à soutenir la recherche sur ces maladies pour que de nouveaux traitements voient le jour dans les années à venir.

N’hésitez pas à laisser votre témoignage sur ce blog concernant l’utilisation de ces traitements…

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fév 27

Pourquoi ma spondylarthrite est-elle douloureuse ?

La douleur dans la spondylarthriteLa douleur observée au cours de votre maladie est essentiellement due à des phénomènes inflammatoires. L’inflammation entraine une production en excès de substances douloureuses telles que les prostaglandines ou des substances chimiques comme le TNF-alpha.

Cette maladie est la cause la plus fréquente de douleurs rachidiennes (douleurs au niveau de la colonne vertébrale) persistantes chez les adultes jeunes. Elle se caractérise par :
- un début avant la quarantaine et insidieux,
- une douleur persistante plus de 3 mois qui s’associe à une raideur matinale, notamment au niveau du dos,
- la diminution de la douleur après un temps de dérouillage ou après la prise d’anti inflammatoires non stéroïdiens.

Des douleurs du talon sont fréquentes :
Elle sont le conséquence d’une inflammation des enthèses (zone d’insertion des tendons et ligaments sur les os). Elles surviennent dès le matin lorsque vous posez le pied par terre.
Plus rarement ces enthèses peuvent survenir au niveau du genou (rotule) ou encore du bassin (crêtes iliaques) ou thorax.

Au niveau périphérique, une douleur et un gonflement :
L’atteinte d’une ou de plusieurs articulations périphériques est possible au cours de la spondylarthrite. Elle est liée à une inflammation du tissu qui tapisse l’intérieur de l’articulation, appelée la membrane synoviale. Lorsque celle-ci est enflammée, elle sécrète alors une quantité anormale de liquide qui s’accumule dans l’articulation. L’articulation gonfle et devient douloureuse.
Lorsque toutes les articulations d’un doigt ou d’un orteil sont touchées, et qu’il y a en plus inflammations des tendons, le doigt prend l’aspect d’une saucisse (terme médical : doigt ou orteil en saucisse).

Les anti-inflammatoires :
La douleur observée au cours de la spondylarthrite est essentiellement due aux phénomènes inflammatoires. Il est donc logique d’utiliser en priorité un traitement anti-inflammatoire. Toutefois, deux éléments à ne pas oublier :
• à côté des médicaments anti-inflammatoires, d’autres moyens thérapeutiques non médicamenteux peuvent être utilisés comme la kinésithérapie ;
• à côté de l’inflammation, il existe d’autres causes de la douleur et notamment les dégâts (attitudes vicieuses, atteinte cartilagineuse, rétraction des orteils, etc.) causés par la maladie. Ils nécessitent une prise en charge thérapeutique particulière.

Les anti-Tnf Alpha :
Lorsque les anti-inflammatoires ne sont pas assez efficaces, le patient peu désormais bénéficier de nouvelles molécules. Ce sont des anti-TNF alpha, ils appartiennent à une nouvelle classe thérapeutique. Le TNF qui signifie « Tumor Necrosis Factor » est une molécule produite naturellement par l’organisme au cours de l’inflammation.
• Le rôle des anti-TNF-alpha est de bloquer l’action du TNF afin de limiter l’intensité et l’extension de la réaction inflammatoire au cours des poussées rhumatismales. Ces nouveaux médicaments existent soit sous forme d’anticorps dirigés contre le TNF (Rémicade®, Humira®), soit sous forme de récepteur soluble du TNF (Enbrel®).
• Les anti-TNF alpha sont issus de la fabrication par biothérapie ce qui entraîne un prix très élevé de ces médicaments (environ 10 000 Euros par an). À la différence des traitements de fond actuellement disponibles, ils ont un délai d’action très rapide, avec à long terme une influence probable sur le cours évolutif de la maladie. Ce traitement nécessite toutefois une surveillance attentive car il est également impliqué dans la défense anti-infectieuse et anti-tumorale.

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fév 09

Journée de l’Education Thérapeutique à Créteil

L’AFS est une association fondée et administrée par des malades tous atteints de spondylarthrite ankylosante ou de maladies apparentées regroupées sous la dénomination de spondylarthropathies. Elle accueille parmi ses membres les personnes atteintes par ces maladies, ainsi que leurs familles et amis. L’A.F.S. se donne pour objectifs d’aider ses adhérents à mieux supporter les conséquences personnelles, familiales et sociales de leur affection chronique, souvent invalidante.

Journée de l’Education Thérapeutique Spondylarthrites à CréteilLa délégation Ile de France de cette association et le service de rhumatologie de l’hôpital Henri Mondor, organise le 5 mars 2011 de 10h à 17h, la « Journée de l’Education Thérapeutique Spondylarthrites » à Créteil. Cette journée se tiendra à l’hôpital Henri Mondor, elle est gratuite et ouverte  à tous, malades et accompagnants sont les bienvenus ! Des ateliers personnalisés seront ouvert à tous sur les thèmes suivants : traitements, sécurité des traitements, sophrologie, bien-être, vie quotidienne… Une conférence avec questions-réponses sera tenue par le Pr Pascal Claudepierre, Professeur des universités – praticien hospitalier, du service de Rhumatologie de l’hôpital Henri Mondor.

Programme de la journée :
9h30 : Accueil
10h00-12h30 : 4 ateliers au choix : « Biothérapies », « AINS et + », « sophrologie », « postures et mouvement », salle de détente
12h30-14h : Déjeuner libre (cafétéria sur place)
14h00 : Animation vie quotidienne et solutions
14h30-16h30 : Conférence interactive
17h00 : Rafraîchissements

Lieu de la rencontre :
IFSI 51 av. de Lattre de Tassigny – 94010 CRETEIL
Infos et inscriptions :
Tel : 01 49 81 97 01 / 05 55 21 61 49
info@spondylarthrite.org

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fév 09

Une émission télé sur la spondylarthrite ankylosante

Emission Allo Docteur : Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?Hier sur France 5, le 8 février 2011, un reportage était consacré à la SA dans l’émission Allo Docteur. Une description de la maladie assez bien faite !

Vous pouvez également consulter les autres dossiers en vidéo :
- Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?
- Un diagnostic difficile
- La kinésithérapie contre l’ankylose

Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes nous expliquent la spondylarthrite ankylosante.
-> Consultez l’article et la vidéo sur le site allo Docteur

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fév 03

Des spécialistes qui peuvent vous aider tout au long de votre parcours de soin

Des spécialistes qui peuvent vous aider tout au long de votre parcours de soin dans la spondylarthrite ankylosanteLa prise en charge de votre spondylarthrite ankylosante peut nécessiter l’intervention de plusieurs spécialistes : rhumatologue, médecin généraliste, médecin de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, chirurgien, chirurgien orthopédiste, infirmier, kinésithérapeute, pharmacien, psychologue, assistante sociale…

Le rhumatologue est le médecin spécialiste qui connait le mieux votre maladie. Il vous suit tout au long de la maladie, en liaison avec votre médecin généraliste dans le cadre du parcours de soins. C’est lui qui posera le diagnostic de spondylarthrite et qui vous suivra tout au long de l’évolution de celle-ci. Il est très important de dialoguer de tout avec votre rhumatologue même des choses que vous ne comprenez pas.

Le médecin généraliste est le professionnel de santé qui vous connait le mieux. Il coordonne votre suivi médical et travaille en lien avec les autres spécialistes que vous pourrez être amené à consulter. Il peut vous aider à prendre en charge votre maladie. Il est en première ligne pour gérer des situations particulières (vaccins, interventions chirurgicales programmées…) et les effets indésirables potentiels de vos traitements.

L’infirmier peut vous faire ou vous apprendre à faire vos injections d’anti-tnf alpha. Au début de la mise en place d’un traitement par biothérapie (injection d’anti-tnf) vous serez amené à vous injecter votre traitement en sous-cutané, une fois par semaine ou tous les quinze jours selon votre traitement. Vous pouvez demander à votre rhumatologue une ordonnance pour qu’un infirmière vous initie à vous auto-injecter votre traitement pour que vous deveniez ensuite autonome. Il peut aussi répondre à certaines questions sur votre traitement.

Le médecin de rééducation et de réadaptation fonctionnelle est le spécialiste qui peut vous proposer une rééducation pour prévenir ou limiter une incapacité fonctionnelle. La rééducation a pour but de corriger une déficience d’installation récente. La réadaptation a pour but de limiter les conséquences d’un handicap. La rééducation, associée à un traitement médicamenteux bien conduit, tende de prévenir l’ankylose articulaire (par exemple l’ankylose des petites articulations de la paroi thoracique qui compromet les capacités respiratoires). Quand l’ankylose ne peut être évitée, la rééducation peut au moins permettre que les articulations s’enraidissent en bonne position, c’est-à-dire dans une position qui ne compromet pas la fonction.

Le kinésithérapeute vous aide à conserver la mobilité dont vous avez besoin dans la vie de tous les jours. Il assure la kinéthérapie traditionnelle en séances individuelles et sur prescription médicale où il peut par exemple traiter une raideur articulaire ; il enseigne au patient le programme de gymnastique que celui-ci aura à effectuer à son domicile ; il adapte ce programme en fonction de l’état clinique du patient ; il vérifie que le programme est bien exécuté ; il participe à la prise en charge des patients au centre de rééducation, que ce soit lors des séances de groupe des patients ou lors de l’hospitalisation d’un patient particulier.

Le pharmacien qui dispense votre traitement peut répondre à vos questions. Il est indispensable d’essayer de garder le même pharmacien, et d’installer une certaine confiance avec lui. Il connait l’historique de vos consommation de médicaments et il pourra dans certain cas vous délivrer une boite d’avance pour un traitement pour lequel vous êtes à cours de cachets avant votre visite chez le médecin.

Le psychologue peut vous aider à surmonter les moments difficiles liés à votre maladie. La prise en charge médicale de tout patient atteint d’une spondylarthrite doit prendre en compte le retentissement psychologique de la pathologie. L’intervention d’un psychologue ou d’un psychiatre est une décision qui relève du patient, conseillé par le médecin traitant ou le spécialiste.

L’assistante sociale vous aidera dans vos démarches administratives, et vous expliquera vos droits et devoirs. La complexité du système social et la multiplicité des aides qui peuvent vous être offertes justifient l’aide des professionnels. Ces professionnels sont les assistants sociaux qui vous accompagnent et vous guident afin de faire connaître les droits et aides dont vous pouvez bénéficier en fonction de votre état de santé, de votre statut social, du lieu d’habitation et bien d’autres paramètres encore. Ainsi l’assistant(e) social(e) intervient pour : la prise en charge sociale : ouverture de droits, rétablissement ou maintien des droits, mutuelles, carte santé, etc… Elle vous accompagnera aussi pour l’aide à la reconnaissance du handicap auprès de la MDPH, orientation, maintien (aménagement du poste de travail), reclassement ou formation professionnelle, maintient à domicile et mise en place éventuelle des aides financières nécessaires (aménagement du domicile, aides manuelles…).

Les associations de patients peuvent vous aider, notamment pour tous les problèmes de la vie quotidienne : droits et démarches, soutien et moral, échanges et partages d’expérience. Elles vous permettent aussi de rencontrer d’autres personnes dans votre cas et de participer à des conférences médicales ou des ateliers pratiques sur la spondylarthrite.

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jan 30

Internet : surfer n’est pas consulter

Internet : surfer n'est pas consultéL’usage d’internet est maintenant devenu un partenaire incontournable dans le domaine de la santé, mais la validité des sites de santé n’est pas toujours assurée. Dans la mesure où il est impossible de recenser définitivement tous les sites fiables, il est préférable d’élaborer un guide d’utilisation pour les patients internautes.

C’est ainsi qu’une enquête a été mené par la section d’éducation thérapeutique de la Société Française de Rhumatologie au deuxième semestre 2010 en association avec les associations de patients suivantes : AFLAR (Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale), AFP (Association Française des Polyarthritiques), ANDAR (Association Nationale de Lutte contre l’Arthrite Rhumatoïde), AFS (Association France Spondylarthrite), LE LIEN (association de défense des patients et des usagers de la santé).

Suite à cette enquête, dix recommandations ont été rédigées pour aider les patients à utiliser Internet sans risque :

1- Ne croyez pas tout ce qui est diffusé sur le net, gardez l’esprit critique, comparez les informations.
2- Recherchez le ou les auteurs et éditeurs du site (laboratoire pharmaceutique, associations de patients, institutions publiques de santé, …) et leurs compétences sur le sujet.
3- Regarder si la date de mise à jour est récente.
4- Préférez les sites validés ou conseillés par les équipes médicales ou les associations de patients.
5- Vérifiez si le site consulté a obtenu le label HONcode validé pat l’AHS (Haute autorité de santé).
6- Evitez de poser vous-même un diagnostic ou de décider de votre traitement  N’oubliez pas qu’internet ne peut être qu’un complément d’information et ne doit en aucun cas remplacer un examen médical.
7 – Partagez vos recherches sur le net avec votre médecin, votre association ou tout autre professionnel de santé
8- Restez prudent en vous rendant sur les forums : il s’agit de témoignages et n’importe qui peut se cacher derrière l’internaute ; chaque cas est particulier et la maladie est très différente selon les patients (sa forme et sa gravité).
9- N’achetez jamais de médicaments sur le net : la vente de médicament sur internet est interdite en France, la vente en ligne n’apporte aucune garantie quant à la composition et à la sécurité du produit acheté. Enfin, pensez aux risques d’interactions médicamenteuses.
10 – Ne communiquez jamais d’informations personnelles de santé.

Aves ces dix recommandations simples « Surfez, n’est pas consulté » rédigées par le patient internaute, dans un partenariat associant médecins, paramédicaux, associations de patients, vous pouvez désormais surfer en toute sécurité sur des sites de qualité en évitant le recueil d’information erronnées et/ou la délivrance de conseils ou de médicaments inutiles voire dangereux. Ces dix recommandations doit être la « boussole » vous facilitant la navigation sur internet mais aussi le dialogue avec votre rhuatologue ou votre médecin traitant.

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jan 24

Une nouvelle évaluation du nombre de malades atteints de SA

Une nouvelle approche d'évaluation de la spondylarthrite ankylosanteIl est trés difficile d’estimer le nombre de personnes atteintes d’une pathologie. C’est notamment le cas de la spondylarthrite ankylosante dont le délai moyen de diagnostic en France est de 6 ans et qui ne permet pas d’inclure précisément les personnes souffrantes n’étant pas encore prises en charge par un médecin.

Deux analyses ont été menées conjointement en France pour tenter d’évaluer le nombre de malades atteints de spondylarthrites. Ces nouvelles données sont issues de l’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB) de l’Assurance Maladie et d’une étude de terrain de 45 217 patients. Trois méthodes d’évaluation de la prévalence de la spondylarthrite ankylosante ont été développées à partir de ces deux ensembles par analyses croisées et l’extrapolation à la population française a été réalisée à partir des données 2008 de l’INSEE.

Selon ces deux études la prévalence minimum de la SA s’élèverait à 92 000 patients et elle pourrait atteindre 175 000 patients soit 0,19% à 0,36% de la population française.


* L’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB) est un échantillon permanent de plus de 500 000 personnes représentatives de l’ensemble des assurés sociaux français comprenant les données de consommation de soins remboursés depuis 2003. Le deuxième ensemble, quant à lui, est issu de la cohorte CADEUS incluant 45 217 patients traités par anti inflammatoire dont les données ont été recueillies d’une part par des questionnaires remplis par le patient lui-même ou par son prescripteur (médecin généraliste, rhumatologue…), d’autre part de la base de données de remboursement de soins de l’Assurance Maladie sur un an.

Source : Revue du rhumatismes – décembre 2010

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jan 18

Concilier spondylarthrite et travail

La grande majorité des personnes atteintes d’une spondylarthrite continue de travailler plus au moins normalement. Dans certains cas,lorsque la maladie évolue,il est conseillé d’adapter son poste de travail afin de le rendre compatible avec sa pathologie.

Il est conseillé de suivre certaines recommandations afin de préserver vos articulations :
- évitez les travaux de force ;
- évitez de porter des charges lourdes ;
- évitez les métiers au froid et à l’humidité ;
- évitez les longs trajets, notamment dans un véhicule avec une mauvaise position…

Concilier spondylarthrite et travailSi vous éprouvez des difficultés particulières, n’hésitez pas à prendre contact avec votre médecin du travail afin d’envisager des solutions. Un aménagement des horaires ou de l’outil de travail sont parfois des solutions simples à mettre en œuvre. Un simple aménagement des horaires comme commencer plus tard peut parfois en effet être bénéfique en évitant les embouteillages sur les routes ou la cohue dans les transports en commun.

Des outils peuvent améliorer votre confort et votre activité professionnelle comme par exemple un fauteuil à roulette et inclinable, un tabouret haut… Dans ce cas, des aides financières et divers avantages peuvent être accordés aux employeurs pour l’aménagement des postes de travail des salariés atteints d’un handicap. Vous pouvez vous renseigner auprès de l’agence nationale de gestion de fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

Il peut arriver qu’un reclassement professionnel soit envisagé. Si vos conditions de travail sont incompatibles avec votre état de santé, parlez en à votre médecin. Si votre état de santé ne s’améliore pas suffisamment pour que vous puissiez reprendre votre travail dans des conditions habituelles, il vous est possible d’envisager, après accord du médecin-conseil de la sécurité sociale et de votre employeur, un mi temps thérapeutique. Il s’agit toutefois d’une situation transitoire avant reprise de votre travail dans des conditions normales. Si vous vous trouvez dans l’impossibilité d’effectuer votre travail, sachez que votre médecin traitant ne pourra pas prolonger votre arrêt de travail plus de 3 ans.

N’hésitez pas à contacter les associations de patients, leur expérience et leurs conseils vous  seront très utiles.

Plus d’information :
www.agefiph.fr

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